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L'Alliance d'Églises presbytériennes et réformées en Amérique latine (AIPRAL) a réuni cinquante femmes autochtones - des ethnies Aymara, Quechua et Guarani - pour un séminaire régional de formation à La Paz au mois d'avril. Ce séminaire était organisé par le département des femmes de l'AIPRAL; il a porté sur l'éducation chrétienne, l'étude biblique et l'apprentissage des cantiques, la formation à la santé et à l'hygiène élémentaires et sur une formation de base à propos de la gestion de projets rentables. |
Il s'agissait de permettre à ces femmes, venues de paroisses presbytériennes et de stations missionnaires de La Paz et de Santa Cruz, de mettre en commun leurs expériences, et de leur donner les forces nécessaires à l'exercice de leurs responsabilités et du témoignage chrétien. C'est le Fonds de Partenariat des Églises réformées qui a fourni le soutien financier pour ce séminaire.
FranceEn octobre 1971, la Société des missions évangéliques de Paris s'était restructurée pour devenir la CEVAA (Communauté évangélique d'action apostolique). Comme la London Missionary Society qui, quatre ans plus tard, en 1975, s'est transformée en CWM (Council for World Mission: Conseil de la mission ), la CEVAA allait regrouper les Églises des anciens champs de mission, pour la plupart francophones, en qualité de membres à part entière. La CEVAA compte actuellement 47 Églises réparties dans 21 pays.
Plus de vingt-cinq ans après, la Communauté s'est de nouveau restructurée. En octobre 1999, lors de la réunion du conseil en Nouvelle Calédonie dans le Pacifique Sud, elle a connu une nouvelle naissance sous le nom de «Cevaa: Communauté d'Églises en mission».
La nouvelle Cevaa a un nouveau site Internet. Depuis février de cette année on peut le découvrir sous: http://www.cevaa.net (ou: www.cevaa.org/index.htm).
HongrieEn juin, une conférence réunissant pasteurs et collaborateurs de l'Église réformée en Hongrie avec leurs homologues baptistes, luthériens, méthodistes et catholiques a discuté du sujet suivant: «Les Églises hongroises et les Tsiganes au début du 21ème siècle». Les 35 représentants ont noté l'intérêt croissant des Églises hongroises pour cette question. Ils ont incité les membres de leurs Églises à se défaire de leurs préjugés, à combattre discrimination et agressivité et à faire tout leur possible pour améliorer la situation du peuple rom. Cette conférence était organisée par le Conseil oecuménique des Églises en Hongrie. Elle s'est tenue à la «Maison de la réconciliation» à Berekfürdö.
ItalieEn Italie, deux protestants sur trois sont des étrangers. Parmi eux, Jean Félix Kamba Nzolo, du Congo, a été ordonné pasteur au cours du synode de l'Église évangélique vaudoise au mois d'août. D'autres pasteurs africains avaient déjà travaillé dans cette Église, mais Jean Félix Kamba est le premier à y être ordonné.
Au moment du sommet du G8, à Gênes, la Fédération des Églises évangéliques en Italie a réaffirmé son message oecuménique sur l'immigration et a demandé une fois de plus que les immigrés soient reçus correctement et intégrés dans la société italienne.
Selon la Fédération, en Italie comme dans d'autres pays d'Europe, la vie des immigrés est devenue plus difficile. On les accuse de tous les maux de la société. Le soupçon, la haine et la violence s'accroissent tout autour d'eux. Une administration publique incompétente leur impose des délais intolérables.
Les Églises, elles non plus, ne sont pas sans reproche. La Bible prend la défense de l'étranger, mais son message ne s'est quasiment jamais concrétisé dans l'enseignement ou dans la pratique de l'Église - ce qui est l'une des raisons pour lesquelles l'Europe «chrétienne» est si nationaliste et si xénophobe.
«La politique rigoureusement restrictive à laquelle tendent les pays de l'Union européenne vis-à-vis de réfugiés fuyant des situations où se joue leur survie n'est en rien justifiée» dit la Fédération.
Le souhait, qui s'exprime en Italie et ailleurs, de «nettoyer» les poches d'immigration irrégulière est choquant, alors que tant d'immigrés affrontent les problèmes liés à l'illégalité non par mépris de la loi, mais pour défendre leur droit à la vie.
Il faut aussi faire le maximum pour lutter contre toutes les formes d'illégalité dont les immigrés sont eux-mêmes victimes - telles que les filières d'immigration clandestine, l'exploitation par le travail illégal, la discrimination raciale.
Amérique latineL'Alliance d'Églises presbytériennes et réformées en Amérique latine (AIPRAL) espère pouvoir organiser en 2002 la première rencontre de jeunes presbytériens et congrégationalistes qui ait jamais eu lieu sur le continent latino-américain. C'est ce qu'annonce Jorge Daniel Zjilstra, directeur du département jeunesse de l'AIPRAL. L'an dernier, plus de 70 jeunes, représentant des Églises d'Argentine, de Bolivie, du Brésil, du Chili, du Pérou et d'Uruguay se sont réunis au Chili. Le thème de la rencontre était: «Construire l'espérance dans un monde injuste». On projette une rencontre régionale du même type pour les jeunes des Églises réformées d'Amérique centrale et des Caraïbes.
MalaisieL'Église presbytérienne en Malaisie a lancé un projet communautaire comportant un centre de formation destiné à venir en aide à des adultes handicapés, chrétiens ou non, pour leur permettre d'acquérir des compétences professionnelles; on y trouve également un système de recyclage destiné à sensibiliser aux questions de l'environnement. L'Église gère aussi un centre pour enfants en difficulté scolaire.
«Nous nous sommes rendus compte qu'il nous était possible d'atteindre notre objectif - mettre les gens en relation personnelle avec Dieu - en utilisant une approche plus globale de la mission», a déclaré Richard Koh, président du ministère pour la jeunesse dans cette Église, au journal du CWM, Inside Out.
Auparavant, l'Église se spécialisait dans les rassemblements et les campagnes d'évangélisation, mais les gens ne réagissaient pas. «Ils nous prenaient pour des fanatiques religieux uniquement désireux de les convertir.»
SuèdeL'Église de la convention missionnaire de Suède déclare que «la peine de mort est le vestige d'un instinct primitif de vengeance. Prendre la vie d'une autre personne constitue un acte criminel, même s'il est accompli avec le soutien de la loi.»
Dans une déclaration datant du mois de juin, la conférence de l'Église remarque que presque la moitié des pays du monde ont aboli la peine de mort en se fondant sur l'idée de plus en plus répandue que non seulement c'est quelque chose de cruel, d'inhumain et de moralement indéfendable, mais encore que c'est inefficace dans la lutte contre le crime. Mais d'autres pays «traînent les pieds sur le chemin du progrès de l'humanité menant de la barbarie à une civilisation dans laquelle les droits de la personne garantissent à toute vie humaine un traitement digne.»
La conférence a dit sa préoccupation de voir que, aux côtés de la Chine, les États-Unis - «considérés comme la principale nation démocratique du monde» - continuent à soutenir la peine capitale. Elle a demandé au parlement suédois de chercher sans se lasser à persuader les États-Unis, la Chine et d'autres pays d'abolir la peine de mort, «en solidarité avec le genre humain et en accord avec l'esprit de l'Évangile».
Taiwan«Ton tremblement de terre est mon tremblement de terre» - tel pourrait être le slogan de l'Église presbytérienne à Taiwan (EPT). Au cours des deux années qui ont suivi le séisme de septembre 1999 à Taiwan, l'EPT a reçu des dons importants. Dans ces comptes, on dépense progressivement le capital pour des activités situées dans les zones touchées par le séisme. Mais les intérêts accumulés pendant ce temps-là ont été affectés à des secours à l'étranger. Des agences d'Église travaillant auprès des victimes des tremblements de terre en Inde et au Salvador ont bénéficié de dons s'élevant respectivement à 10.000 et 5.000 $.
L'EPT lance également un appel à ses 1.200 paroisses pour qu'elles trouvent 30.000 $ de plus afin d'acquérir une ambulance et de former des conseillers pour chocs post-traumatiques en Inde.
États-UnisEn 1988, le synode de l'Église chrétienne réformée en Amérique du Nord (CRC) avait repoussé une proposition d'adhésion à l'ARM, présentée par sa commission des relations interecclésiastiques. Actuellement, selon Leonard Hofman, secrétaire administratif de cette commission, il existe un «mouvement» en faveur d'une nouvelle présentation de cette proposition.
La CRC est l'une des plus importantes Églises protestantes d'Amérique du Nord à ne pas être membre de l'ARM. C'est l'une de celles qui ont fondé le Conseil oecuménique réformé et, historiquement, elle a gardé ses distances par rapport à l'ARM. D'après Leonard Hofman, c'est à cause de ce que quelques-uns de ses membres considéraient comme une insistance excessive sur les questions sociales et une adhésion trop vague à la doctrine réformée de la part de certaines Églises de l'Alliance.
La CRC a été fondée en 1857 par des gens qui s'étaient séparés de l'Église réformée des Pays-Bas et qui avaient immigré dans le Middle West. Elle s'est développée au fur et à mesure des vagues successives d'immigration. Au cours des dernières décennies, elle a débordé les frontières du seul groupe ethnique néerlandais et ses cultes sont actuellement célébrés en 14 langues dans l'ensemble des États-Unis. Un débat sur l'ordination des femmes, qui a duré une vingtaine d'années, a abouti en 1995 à un compromis basé sur la «liberté de choix locale». Les bureaux de l'Église sont situés à Grand Rapids (Michigan).
Interrogé par Charles Honey, du Grand Rapids Press, Leonard Hofman a déclaré: «Dans la situation oecuménique actuelle, il ne s'agit pas seulement d'être en relation avec des Églises qui ont la même foi que nous, mais d'ajouter notre témoignage au leur.»
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