
Tels de magnifiques rayons de soleil |
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«Je promets de servir Dieu, son peuple, et mon pays, et de faire une bonne action chaque jour», dit le plus jeune de tous les scouts en gazouillant de sa voix claire. Les membres de la paroisse, souriants, entassés dans une salle de cinéma louée, le récompensent par une salve d'applaudissements. Ce petit garçon de quatre ans fait partie d'un groupe d'environ 80 enfants et jeunes gens qui font leur promesse scoute au cours d'un culte dominical. Marraines et parrains, qui ont participé à l'achat des uniformes, nouent avec fierté les foulards aux vives couleurs de «leurs» scouts et les serrent dans leurs bras au moment de la prière finale. Les plus âgés des scouts reçoivent un bâton symbolisant leur mission qui consiste à conduire leurs troupes au service, en donnant l'exemple. C'est un culte émouvant d'engagement et d'espérance, organisé par le synode de Lobito de l'Église évangélique congrégationaliste en Angola (Igreja Evangélica Congregacional em Angola, IECA), en étroite collaboration, sur le plan local, avec l'Église catholique. Le pasteur José Belo Chipenda, secrétaire général de l'IECA, souligne à quel point catholiques et réformés travaillent bien ensemble dans le secteur, et combien cela est important dans un pays aussi déchiré que l'Angola.
Ce sont les gens qui en paient le prix: il y a 20 millions de mines antipersonnel, le pays est plein d'écoles, d'usines et d'hôpitaux détruits, il a l'un des taux les plus élevés au monde en matière de mortalité infantile, 60% d'analphabètes (chiffre à vérifier), et un quart de la population est déplacé. Une petite paroisse, à Dombe Grande, près de Lobito, parle de ce qui est maintenant une réalité quotidienne pour beaucoup de gens: «Pour commencer, il y a eu les inondations qui ont détruit la récolte. Presque toutes nos terres ont été touchées. Puis les soldats sont arrivés et ils ont pris ce qui nous restait: nos vêtements, nos outils agricoles, le peu d'argent que nous avions. Et en partant, ils ont emmené avec eux plus de 200 personnes: des mères avec leurs bébés, de jeunes garçons, des vieillards. Chacun de nous a perdu des parents et des amis. La plupart ne sont pas revenus de la brousse. Sont-ils morts? Ou contraints de les aider à piller un autre village? Nous sommes heureux que vous soyez venus, de l'Église en Angola et dans le monde. Que faire?» Il n'est pas facile de répondre. Mais José Chipenda et l'IECA estiment qu'il y a des possibilités. C'est pourquoi l'Église congrégationaliste a invité une équipe de l'ARM à venir visiter l'Angola au début de l'année prochaine pour voir avec ses Églises membres - l'autre étant l'Église évangélique réformée d'Angola (Igreja Evangélica Reformada de Angola, IERA) - ainsi qu'avec la famille réformée et oecuménique au sens large, quel serait le meilleur moyen de faire face à ces défis. Cette visite d'équipe s'appuiera également sur l'initiative des jeunes d'avril 2001 et sur les visites organisées par Mission dans l'unité auprès de petits groupes réformés en Angola. Car, ainsi que le souligne José Chipenda, si on ne mobilise pas toutes les ressources et si nous n'unissons pas nos forces en tant qu'Églises, on ne changera rien dans ce pays. Changer les choses à la manière du Christ, tel est le rêve des pasteurs qui se forment à l'école biblique de l'IERA à Estalagem, et aussi des délégués synodaux qui discutent de leur position à l'égard des stratégies du MPLA et de l'UNITA, le rêve aussi des femmes dans leurs réunions de prière hebdomadaires, ou des scouts qui s'engagent: «Je promets de servir Dieu, son peuple et mon pays et de faire une bonne action chaque jour». Le ciel de l'Angola est sombre, bouché, mais il y a de magnifiques rayons de soleil qui annoncent l'aube d'un jour nouveau. Jet den Hollander
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