Semper Reformanda
Alliance réformée mondiale

logo

 

   

Programme pour Affirmer, Interpeller et Transformer (PACT)

Les Femmes et les Hommes pour une Collaboration dans l'Église et la Société

De Séoul à Debrecen


De Séoul à Debrecen

Théologie

Coopération et témoignage

PACT

Communication

Jeunesse

CANAAC

La région européenne

SAARC

Fonds Églises réformées partenaires

Fonds pour l'Europe centrale et orientale

Finances

Mission dans l'unité

L'Alliance au-delà de 1997

D'où venons-nous?
Qui sommes-nous?
Nouvelles et information
La 24ème Assemblée générale
Pour la justice
Théologie
Coopération et témoignage
Femmes et hommes
Mission dans l'unité
Jeunesse
Update
Réformé online
Autres sites
Contactez-nous
 

Le thème d'un partenariat entre les femmes et les hommes, frères et soeurs au sein de la communauté de la foi préoccupe de plus en plus les chrétiens réformés. Cette préoccupation grandissante s'est manifestée à l'Assemblée générale d'Ottawa (1982), où il fut décidé d'accroître la présence de femmes parmi les délégations et où l'on reconnut qu'il fallait accorder davantage d'attention, dans les programmes de l'ARM ainsi que dans la répartition de ses effectifs, au problème de l'égalité entre les sexes. Cette Assemblée réaffirma la réalité de la «Communauté des femmes et des hommes» et de «La famille et le mariage» questions qui étaient développées dans le document «Vous serez mes témoins».1

Cet appel à un partenariat entre les femmes et les hommes se fit très bien entendre au cours de la 22ème Assemblée générale à Séoul. C'est à la suite de ces débats que fut établi, en septembre 1992, le PACT - Programme pour Affirmer, Interpeller et Transformer les Femmes et les Hommes pour une collaboration dans l'Église et la Société. Avant de nous pencher sur les activités du PACT au cours des cinq dernières années, il convient d'évoquer deux autres questions.

L'étude théologique sur la consécration des femmes

En mai 1989, Mme le pasteur Ursel Rosenhäger, qui était détachée auprès de l'ARM par la Lippische Landeskirche d'Allemagne de l'ouest, a commencé à travailler avec le personnel de Genève au sein du Département de coopération et témoignage. Travaillant à mi-temps sur des questions d'intérêt pour les femmes, elle entreprit d'actualiser les statistiques sur la consécration de femmes dans les Églises membres. Cela donna lieu au lancement d'une étude théologique, dans une perspective réformée, sur la consécration des femmes au ministère pastoral dans les Églises membres. Cette étude rassembla un petit nombre de femmes et d'hommes de pays différents dans un colloque tenu à Genève en mai 1992. Les documents présentés au cours de cette rencontre furent publiés en anglais;2 et furent ensuite traduits en coréen (1995), en arabe (1996) et en espagnol (à sortir sous peu) grâce à Mme Sang Chang et MM. George Mourad et Carlos Camps, membres du Comité exécutif. Cette étude sur la consécration des femmes aboutit en 1993 au colloque de Kampen sur le renouveau ecclésial, dont nous rendons compte plus loin.

Une Conférence mondiale des femmes réformées

La 22ème Assemblée générale donna son aval à la Décennie oecuménique des Églises en solidarité avec les femmes. Au cours de la réunion du Comité exécutif à Genève en 1990, il fut décidé qu'une Conférence mondiale des femmes réformées serait organisée en 1994, et qu'elle serait précédée de conférences régionales. Toutefois, en raisons de contraintes financières et d'une insuffisance de personnel, l'idée fut mise en veilleuse en vue d'être reprise par l'Assemblée générale suivante. Il fut décidé que la priorité serait donnée à un travail au niveau régional jusqu'en 1997, après quoi l'Assemblée générale pourrait envisager la tenue d'une Conférence mondiale des femmes réformées à une date ultérieure.3 Par la suite, le PACT organisa une série de colloques régionaux en collaboration avec les Assemblées régionales là où elles existaient. Les objectifs de la Décennie furent examinés avec les participants pendant ces colloques, et du matériel d'information publié par le COE leur fut remis.

PACT

Une Secrétaire exécutive à plein temps, Mme le pasteur Nyambura J. Njoroge, de l'Église presbytérienne d'Afrique orientale, entra au service du siège à Genève en septembre 1992, où elle est assistée par une secrétaire administrative à mi-temps. Au cours de ses débats en 1992 à Wellington, Aotearoa/Nouvelle-Zélande, le Comité exécutif adopta la longue désignation de ce programme, laquelle cherchait à résumer la manière dont nous oeuvrons chaque jour à un meilleur partenariat entre les femmes et les hommes. Le Comité décida que le PACT devait se concentrer sur la promotion du partenariat entre les sexes au sein des Églises membres par l'intermédiaire de colloques régionaux. Parallèlement, la Secrétaire exécutive fut priée de mettre en place un réseau de femmes réformées et une banque de données afin de faciliter l'élargissement du cercle des lectrices des publications de l'ARM.

Pendant sa première année, la Secrétaire compulsa les archives et les documents de l'ARM pour obtenir des informations sur la position de la femme dans la vie et la mission de l'ARM. Le rapport qui en résulta4 témoignait d'un désir, parmi les femmes réformées, de voir s'instaurer un partenariat entre les femmes et les hommes au sein des Églises, du projet missionnaire et de l'Alliance. Des femmes avaient rendu possible l'adhésion à l'Alliance presbytérienne et réformée par leur engagement dans le travail missionnaire. En étant exclues de la consécration comme anciens d'Église et comme pasteurs, les femmes avaient été privées de tout rôle responsable au sein de leurs Églises et de l'Alliance. C'est pourquoi la consécration de femmes à la position d'anciens d'Église et de pasteurs occupa une place importante dans l'ordre du jour des travaux du Comité exécutif à partir des années 1950, période à partir de laquelle la voix des femmes se fit progressivement mieux entendre.

Ce bref rappel historique montre que des femmes se sont toujours souciées de pouvoir mieux participer à la vie et à la mission de l'ARM. En l'absence d'une présence féminine aux instances de décision, les préoccupations des femmes sont exclues et marginalisées. En outre, une telle situation tend également à négliger les dons et les perspectives de la femme. L'étude faisait ressortir la nécessité de procéder à une étude historique exhaustive sur la situation de la femme dans la vie et la mission de l'ARM. Malheureusement, le PACT n'a pas encore pu réunir les fonds pour un tel travail.

Colloques régionaux/Atelier

Le Comité exécutif retint en 1993 le thème «Collaboration dans la Mission de Dieu» pour les débats des colloques régionaux sur la situation des femmes et des hommes dans la tradition réformée. Trois thèmes accessoires furent également retenus: être une Église aujourd'hui dans la ou les régions concernées; les femmes et les hommes dans la conduite de l'Église; les femmes et les hommes dans la mission aujourd'hui - une perspective oecuménique. Les participants se sont également penchés, par une réflexion théologique et biblique sur des passages sélectionnés de la Bible, sur le sens du partenariat et de la mission de Dieu. Le PACT organisa des colloques régionaux en Afrique, en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Amérique Latine. Il tint aussi un colloque réservé aux femmes en Europe centrale et orientale. Les rapports de tous ces colloques ont été publiés ou le seront sous peu. Un atelier sur «L'Église, communauté de femmes et d'hommes» à eu lieu au cours de l'Assemblée régionale européenne à Édimbourg, en Écosse, en 1995. Un colloque fut également organisé pour les Caraïbes et l'Amérique du Nord par un responsable de cette région (CANAAC). La Secrétaire du PACT assista aussi bien à cet atelier qu'au colloque.

Colloque pour l'Afrique: Limuru, Kenya, 9 au 15 mars 1994

Ce colloque devait initialement avoir lieu à Kigali, au Rwanda, mais six semaines avant la date prévue, la tourmente qui se déchaîna sur ce pays et y entraîna un génocide en avril 1994 nous obligea à nous rencontrer ailleurs. Nous remercions les Églises membres du Kenya d'avoir si aimablement accepté de nous accueillir avec un préavis aussi court. Les participants ont réfléchi sur la nature de la mission de Dieu dans un continent qui semblait avoir opté pour la violence et la destruction, et sur la réalité de la marginalisation des femmes au sein de l'Église et de la société. Ces participants ont instamment invité les Églises africaines à valoriser le ministère et les dons de tout le peuple de Dieu afin de transformer les structures ecclésiales oppressives et les styles d'autorité masculins qui discriminent en défaveur des femmes et des jeunes. Les participants ont formulé les recommandations suivantes, qui reflètent certaines des grandes préoccupations de la région:

  • Depuis les années 1970, certaines Églises africaines membres de l'ARM consacrent des femmes au pastorat. D'autres ne le font pas, et d'autres encore refusent d'élire des femmes en tant qu'anciens ou même que diaconesses. Nous invitons les Églises membres qui actuellement ne consacrent pas des femmes à suivre les autres membres de la famille réformée qui ont institué le ministère pastoral de la femme. Toutes les femmes, mariées ou non, qui se sentent appelées par Dieu à la mission doivent avoir la possibilité de bénéficier d'une formation théologique qui les préparera à cette mission. Il y a lieu d'encourager les modèles non traditionnels de ministère (par exemple, la «confection de tentes», ce que faisait Paul qui subvenait ainsi lui-même à ses besoins financiers, n.d.l.t.).

  • Il convient d'aider les laïcs des deux sexes, et non seulement ceux qui se destinent au ministère, à étudier la théologie. Nous avons tous peur de ce mot «théologie». Les femmes doivent apprendre que la théologie implique une réflexion et une discussion sur Dieu à partir de leurs propres expériences et de leur propre lecture de la Bible.

  • Les collèges de théologie africains ont à mettre au point des cours de courte durée mettant en évidence les questions qui affectent la femme, et ont à sensibiliser le peuple de Dieu à la nécessité d'un partenariat entre les femmes et les hommes dans la mission de Dieu. D'une durée d'environ trois mois, de tels cours seraient ouvert à tout le monde (laïcs, clergé, séminaristes, jeunes, vieux, femmes et hommes).

  • Les Églises africaines devraient perdre l'habitude de dépendre des autres. Elle doivent apprendre à devenir autonomes.

  • L'ARM, les Églises membres, les organisations d'Églises, etc. ont à chercher les moyens de concrètement appuyer les projets qui sont susceptibles de produire des recettes, et ce particulièrement pour alléger les problèmes de crédit qui affectent les femmes.

  • L'ARM doit être priée de suivre les progrès de l'instauration d'un partenariat plein et entier entre les femmes et les hommes au sein de nos Églises. Il est éclairant et parfois libérant pour les Églises d'Afrique d'apprendre ce qui se fait déjà dans d'autres Églises du continent ... Les pasteurs devraient montrer l'exemple en veillant à que ce tous se souviennent du mandat biblique qui est le nôtre de travailler en partenariat.

  • Les colloques futures (en Afrique) auront à prévoir une représentation entièrement paritaire entre les sexes et se tenir au niveau sub-régional afin de permettre à un plus grand nombre de personnes d'y participer. 5

Atelier sur «L'Église, communauté de femmes et d'hommes», Assemblée régionale européenne, Édimbourg, Écosse, 28 août au 3 septembre 1995

Se concentrant sur les objectifs de la Décennie des Églises en solidarité avec les femmes, cet atelier a réfléchi sur quatre questions: le pouvoir, la violence, la consécration des femmes, et le langage et la spiritualité de l'Église.

«Le pouvoir et l'impuissance, sur la toile de fond du patriarcat et de l'androcentrisme (structures ecclésiales, inégalité dans les rapports de pouvoir), appellent à une réflexion et à une analyse approfondies, car le groupe a estimé que le pouvoir qui est exercé dans les Églises était en général un pouvoir de contrôle et de domination. La vision que nous défendons est celle d'une Église qui nous donne à tous les moyens d'être et d'agir.

«Les Églises ne sont pas parvenues à affronter la question de la violence envers les femmes et l'ont traitée comme taboue dans leur vie et leur théologie. Les Églises ont elles-mêmes reflété la société séculière en exprimant, et en dissimulant, la violence qui perdure dans leurs structures, leurs actes et leurs manières de penser.

«Il existe toujours un certain nombre d'Églises membres européennes qui refusent de consacrer les femmes au ministère de la Parole et du sacrement. Nous pensons que les Églises qui excluent les femmes de la participation la plus complète à tous les aspects de l'encadrement de l'Église ne font pas usage des dons que le Saint-Esprit a donnés à l'Église au travers de la femme. Nous ne sommes pas disposés à en faire une question de status confessionis. Nous reconnaissons que certaines de nos Églises membres pourraient éprouver des difficultés à progresser sur cette voie. Cependant nous estimons que la participation pleine et entière des femmes à l'Église, sous l'inspiration de la Bible, est une question qui touche notre foi au niveau le plus profond. Nous réclamons un processus confessionis, autrement dit, nous voulons engager un dialogue avec ces Églises. Nous proposons qu'une équipe ARM composée de femmes et d'hommes soit priée de visiter les Églises qui ne consacrent pas les femmes. Nous reconnaissons que la consécration des femmes ne constitue pas le but final, mais qu'elle est un pas en avant dans la réalisation de la pleine communauté des femmes et des hommes au sein de l'Église.

«Le langage des Églises est exclusif et il y a lieu de rechercher des symboles et des noms pour Dieu qui incluent toutes les personnes. Il nous faut trouver un style de vie qui corresponde à la Parole de Dieu. Un changement de style de vie s'accompagnera d'un changement dans la manière dont nous pratiquons notre culte.»

Les participants ont formulé les recommandations suivantes:

  • Que les pasteurs soient formés à une meilleure sensibilisation à la situation de la femme et que les Églises encouragent une éducation sur la nature de la violence et sur les méthodes non violentes de résolution des conflits, cet enseignement devant être dispensé aussi bien dans des établissements séculiers que dans des établissements d'Église.

  • Que le ministère des femmes et des hommes et la question de la consécration des femmes soit inscrits à l'ordre du jour de la 23ème Assemblée générale.

  • Que l'on continue à accorder un soutien financier et moral au PACT.

Colloque pour l'Asie et le Pacifique: New Delhi, Inde, 18 au 24 octobre 1995

La diversité des religions, des cultures et des races dans ces deux régions était de nature à animer les débats. Le groupe 4 avait par exemple ceci à dire de l'oecuménisme: «Alors que de nombreuses Églises définissent l'oecuménisme comme les relation entre différentes confessions chrétiennes, la perception qui se fait actuellement jour dans la région Asie-Pacifique définit l'oecuménisme comme un dialogue accueillant avec d'autres fois et idéologies, pays, races, et comme la création de liens entre femmes et hommes, jeunes et âgés, qui couvrent le monde entier et rassemblent les enfants de Dieu afin qu'ils apprennent les uns des autres et partagent leurs différences. Toutefois, même à l'intérieur de l'Asie, cette perception n'est pas universellement acceptée et certains continuent à défendre la notion traditionnelle.» 6 Les participants ont formulé les recommandations suivantes:

  • Que l'ARM informe et interpelle toutes ses Églises membres quant à la volonté continue de l'Alliance de soutenir la cause des droits de la personne humaine et de témoigner d'une solidarité agissante avec les pauvres et les victimes d'abus gouvernementaux, religieux et sociaux, et avec les femmes, hommes et enfants affectés par des violations de leurs droits fondamentaux dans la région Asie-Pacifique.

  • Qu'étant donnée les mauvais traitements et l'exploitation continuels contre les travailleuses migrantes, l'ARM procède à un examen et à une évaluation approfondis de ce qui est actuellement entrepris, notamment par les Églises membres de l'ARM, pour affronter et atténuer ce problème, et que, sur la base de ce travail, l'ARM mette en place un programme organisé et/ou une action en coopération avec les programmes existants.

  • Que soit encouragé un dialogue avec d'autres grandes religions sur une participation authentique par les femmes et les hommes dans leur lutte pour la justice, la paix et les droits de la personne humaine.

  • Qu'en plus de la narration de leurs récits lors de rencontres de femmes, les femmes dans les Églises membres consignent par écrit leurs expériences de la douleur et de la joie, aussi bien pour exprimer et affronter cette douleur que pour sensibiliser les autres à leurs souffrances.

  • Que les Églises membres encouragent leurs dirigeants du sexe masculin à participer à des colloques de femmes et qu'ils parlent des questions actuelles touchant la femme.

  • Que les Églises membres soutiennent pleinement la consécration des femmes et les encouragent à noter par écrit, à partir de leur expérience et de leur perspective, le sens de la consécration et ce que celle-ci représente pour leur avenir.

  • Que l'ARM encourage la rédaction d'histoires sur la vie de femmes au sein des Églises membres.7

Le colloque publia une déclaration et un appel à l'action où les participants ont affirmé:

«Que les femmes et les hommes sont ordonnés par Dieu en tant que partenaires égaux. En appuyant et en promouvant l'égalité entre les femmes et les hommes, les Églises obéiront à la mission de justice, de paix et de libération de tous les peuples que Dieu leur a donnée.

«Que certaines Églises réformées, depuis l'Assemblée générale de Séoul en 1989, ont fait de grands progrès vers le but d'un accès entier des femmes à la consécration.

«Que malheureusement, toutefois, la direction et la prise de décision dans nos instances et nos circonscriptions ecclésiales ont longtemps été dominées par les hommes, les femmes étant marginalisées et reléguées à l'arrière-plan, et que cette situation continue encoure aujourd'hui.

«Que, dans l'ensemble, c'est la direction des Églises, assurée le plus souvent par des hommes, qui a perpétué cette injustice flagrante, que ce soit à dessein, par intérêt ou par pure négligence.

«Que cette anomalie constitue une transgression institutionnelle de la volonté de Dieu qui affaiblit le témoignage de l'Église et qu'il y a lieu d'extirper rapidement et audacieusement - afin que les dons et l'amour de Dieu puissent être manifestes aux yeux de tous.

«Et que nous disons pour cela à toutes nos Églises membres, à toutes nos soeurs et nos frères en Christ: Ecoutons....ouvrons les yeux...travaillons ensemble...devenons de vrais partenaires! Et donnons ainsi toute sa force à notre projet d'accomplissement de la mission de Dieu.»

Colloque pour les femmes en Europe centrale et orientale, Debrecen, Hongrie, 9 au 13 février 1996

A la différence des autres colloques et atelier dont on vient de parler, ce colloque était destiné aux femmes uniquement. Un petit nombre de femmes de la région se sont rassemblées pour réfléchir sur leur cheminement dans la foi avant, pendant et après les années du communisme, et pour préparer un bref compte-rendu de leur contribution en tant que femmes à la mission de l'Église. Dans la perspective de la 23ème Assemblée générale, les participantes sont parvenue à la conclusion suivante: «Le thème de l'Assemblée générale, «Briser les chaînes de l'injustice», nous donne une possibilité d'affronter avec une vitalité nouvelle les problèmes de la pauvreté, du chômage, des sans-logis, de l'alcoolisme, de la criminalité, des catastrophes écologiques, de la participation pleine et entière des femmes à tous les ministères de l'Église, etc., auxquels nous devons faire face. Que peuvent faire nos Églises réformées pour construire la maison d'une Europe nouvelle, ouverte au monde? Il nous faut créer des modèles de ministère dans l'Église qui puissent faciliter ce processus. Il nous faut permettre à nos soeurs et nos frères dans les paroisses à mener des vies responsables. Il nous faut renforcer la coopération oecuménique parmi les femmes des Églises réformées de la région. Plus importante encore est la nécessité pour nous d'être engagées dans l'oeuvre de justice et de vie nouvelle. Comme Deborah, prophétesse et juge qui oeuvrait en partenariat avec Barak (Jg 4 et 5), il nous faut travailler ensemble, en tant que femmes et hommes partenaires, pour relever les nouveaux défis.»8

Colloque pour le Moyen-Orient, Centre de conférences d'Ayia Napa, Chypre, 13 au 19 juin 1996

Il avait été prévu de tenir ce colloque à Zahlé, au Liban, mais du fait des bombardements israéliens sur le camp de réfugiés des Nations Unies de Cana, dans le sud du Liban, elle s'est tenue à Chypre. Nous remercions la Communauté des Églises évangéliques du Moyen-Orient, et en particulier sa secrétaire générale, Mme Rosangela Jarjour, d'avoir accepté d'accueillir cette rencontre sur un préavis très court. Les participants y ont longuement discuté du problème de l'identité réformée, du rôle prophétique des Églises de la Réforme face à la société et à la culture. Ils se sont livrés à une analyse critique des défis qui sont lancés aux Églises réformées de la région sur le plan d'une participation pleine et entière des femmes à tous les ministères de l'Église. Le Moyen-Orient est la seule région où aucune femme n'a été consacrée par nos Églises membres au ministère de la Parole et du sacrement. A ce jour, une seule femme a été autorisée à prêcher (par le Synode national évangélique de Syrie et du Liban). Les participants ont déclaré: «Comme peuple réformé, il nous appartient de toujours évaluer la vie de l'Église à la lumière de l'enseignement biblique. Ainsi lorsque nous étudions le modèle biblique de la mission, nous éprouvons le besoin de redéfinir et de réévaluer la vie de nos Églises et leurs positions sur la mission.

«Le modèle néo-testamentaire de l'Église exprime et démontre clairement l'existence d'une partenariat entre les femmes et les hommes dans le ministère confié par Dieu de la prédication, dans la conduite de l'Église, dans l'évangélisation, l'enseignement et dans l'aide aux nécessiteux. Nous renvoyons ici aux récits d'Aquila et de Priscilla (Ac 18 et 19), de Lydie (Ac 16.40), de Phoebé (Rm 16.1), des filles de Philippe qui prophétisaient (Ac 21.8-9), d'Euodie et de Syntyche (Ph 4.2).

«La première communauté du Nouveau Testament suivait l'exemple du Seigneur Jésus dans son ministère. Celui-ci n'hésitait pas à s'entretenir ouvertement avec la femme samaritaine. Aucun préjugé l'empêcha de toucher une femme impure. Au lendemain de la Résurrection, il confia à des femmes la mission de propager la Bonne Nouvelle. Ajoutons que des femmes, telles que Marthe et Marie (Lc 10.38-42) se trouvaient parmi les disciples qui accompagnaient le Christ dans son ministère.

«Suivant le modèle de Jésus-Christ, nous constatons toute l'importante et l'urgence d'un partenariat entre les femmes et les hommes. Tous deux devraient avoir des chances égales de participer à la mission de Dieu suivant les dons qui leur ont été dispensés par le Saint-Esprit. Il faut donc que les femmes et les hommes soient armés d'une formation théologique. L'égalité dans le service de l'Église comprend la consécration des femmes.9

Colloque pour l'Amérique Latine, Pozo de Rosas, Estado Miranda, Vénézuéla, 20 au 27 novembre 1996

Ce colloque fut organisé de concert avec les responsables de l'Association des Églises presbytériennes et réformées d'Amérique Latine (AIPRAL). Les participants ont reconnu que cette Association constituait un instrument important pour appuyer l'oeuvre évangélique et oecuménique, et qu'il encourageait le partenariat entre les femmes et les hommes de la région. Ils se sont félicité du projet de faire de l'AIPRAL une des Assemblées régionales de l'Alliance. Les participants ont formulé un certain nombre de recommandations à l'intention de l'AIPRAL et des Églises membres d'Amérique Latine:

  • Encourager les Églises à envoyer des déléguées aux assemblées de l'AIPRAL et à réviser les statuts de l'AIPRAL en vue de donner aux femmes et aux hommes une égalité d'accès aux postes de direction.

  • Intégrer les femmes élues aux fonctions de coordinatrices continentales du Comité de l'AIPRAL sur la femme à la direction de l'Association, avec le droit de vote.

  • Poursuivre les ateliers régionaux sur la formation des femmes à l'encadrement et à la direction afin de les motiver à s'engager dans le ministère.

  • Publier dans la revue d'AIPRAL des articles rédigés par des femmes et promouvoir une réflexion théologique sur les préoccupations et sur le ministère des femmes. Il est également recommandé que AIPRAL publie une liste des femmes consacrées et des récits de la vie de femmes d'Amérique Latine.

  • Donner la priorité à la formation théologique des femmes, par exemple dans la distribution de bourses d'études, et créer des chaires de théologie féministe dans les séminaires d'Amérique Latine.

  • Stimuler un débat au sein des Églises sur la diversité et l'importance des divers ministères de l'Église, et s'interroger sur la suprématie du ministère «sacré» (consacré).

Colloque pour les Caraïbes et l'Amérique du Nord, Decatur GA, États-Unis, 30 janvier au 3 février 1997

Cette région est celle qui consacre des femmes depuis le plus longtemps et seule une Église membre n'y a toujours pas consacré des femmes aux fonctions d'ancien ou de pasteur. Les participants se sont penchés longuement sur l'impact de cette histoire sur le ministère et sur les relations entre les femmes et les hommes consacrés au ministère. Ils sont tombés d'accord sur le fait que, bien que la consécration des femmes ne soit plus une question actuelle (toutes les Églises représentées au colloque ont des femmes pasteurs), on n'est pas encore parvenu à un partenariat entier entre les femmes et les hommes. En fait, il existe de nombreux types de partenariat qu'il s'agit d'encourager dans la vie de l'Église: entre personnes à des stades différents de la vie, entre personnes de sexe ou de race différents; entre ceux qui ont été appelés à être pasteurs, anciens, et diacres et les autres membres de l'Église.

Les participants ont fait état de l'existence d'une sorte d'aura qui entoure les pasteurs du sexe masculin, laquelle tend à renforcer une inégalité entre les sexes qui est étrangère à l'Évangile. On réagit et on s'adresse aux femmes pasteurs autrement qu'on ne le fait à l'égard de leurs collègues masculins. Un autre problème a été soulevé: celui des difficultés d'aborder la sexualité, le corps et le ministère. Dans certaines Églises, les difficultés telles que le harcèlement et l'inconduite sexuels ne sont pas discutées ouvertement bien qu'elles existent au vu et au su de tous. Toute discussion sur le partenariat doit tenir compte du degré de santé des partenaires concernés et de l'intimité pastorale qui convient. Les participants se sont déclarés vivement en faveur du maintien du PACT et ont formulé deux recommandations à toutes les Églises membres:

  • Qu'elles s'attaquent aux questions liées au partenariat des femmes et des hommes dans le ministère en acceptant la responsabilité d'appliquer les objectifs du PACT dans la vie et la mission de leurs Églises.

  • Qu'en concertation avec les instances oecuméniques, elles établissent un moyen pour les femmes de participer, à égalité numérique avec les hommes, aux rencontres oecuméniques et internationales.

Colloque sur le défi des ecclésiologies nouvelles pour le renouveau de l'Église, Kampen, Pays-Bas, 19 au 23 octobre 1993

Ce colloque a été planifié et coordonné conjointement par le PACT et le Département de théologie. L'idée d'une telle réunion est née du colloque de mai 1992 sur la consécration des femmes. «Plus de la moitié des Églises membres de l'ARM se sont engagées à la consécration des femmes. S'agit-il d'un simple engagement de surface .... où en a-t-il résulté des changements importants au sein des Églises en vue d'y incorporer les dons des femmes? Cela exigerait un réaménagement des structures, des traditions et des habitudes ecclésiales afin de rendre justice aux femmes qui désormais commencent à être accueillies au ministère consacré. On s'est toutefois aperçu, au cours des débats sur la consécration, et sur la hiérarchie qui entoure la fonction de la personne consacrée, que les femmes n'ont pas été les seules à être exclues et que d'autres personnes l'ont également été pour des raisons de race, de caste, de position minoritaire, de statut économique ou social, etc. Pour rendre justice à tous ces marginalisés, les Églises ont à progresser au-delà d'une position accommodante et à remanier leurs structures».10

Les participantes s'étaient réunies un jour et demi plus tôt afin de réfléchir aux contributions apportées par les femmes aux niveaux à la fois local et oecuménique sous le thème «Loïse et Eunice: Femmes de foi, de sagesse et d'action». A partir de ces deux rencontres, il était clair que l'Église est aujourd'hui mise au défi de prendre au sérieux les expériences et les perspectives des femmes, ainsi que leur participation à tous les ministères de l'Église, et d'en faire autant à l'égard de tous les autres groupes de personnes dont les voix ont été réduites au silence.

Les comités de la femme dans les régions

Les comités exécutifs de l'Alliance réformée de l'Afrique australe (SAARC) et de l'AIPRAL comprennent des comités de femmes qui ont entrepris de former les femmes à la prise de responsabilités et de renforcer les réseaux régionaux de femmes au moyen d'ateliers et de conférences. Le Comité de la femme de la SAARC a organisé une conférence sur les «Préoccupations de la femme au sein de l'Église et de la Société» du 2 au 8 mars 1992. Le Comité de la femme de l'AIPRAL a tenu une conférence de femmes au Vénézuéla sous le titre «Unies dans l'engagement: Remplies d'espoir» qui s'est concentré du 19 au 21 avril 1993 sur le problème de la violence contre les femmes.

Ces deux comités ont également mené des actions de suivi. Le Comité de la femme de l'AIPRAL a organisé deux ateliers de formation des femmes à l'encadrement et la direction en Bolivie et au Costa Rica en 1996, afin de les renforcer dans ces fonctions au sein des organisations de femmes et des Églises. Ces activités ont été entreprises en concertation avec le bureau du PACT. L'ARM les a facilités par une assistance financière prélevée du Fonds Églises réformées partenaires.

En novembre 1995, à l'issue du colloque régionale du PACT pour l'Afrique, le Comité de la femme de la SAARC a organisé un atelier de formation sur la sensibilisation aux problèmes d'égalités entre les sexes.11 Les objectifs de l'atelier étaient de:

  • Sensibiliser les responsables des Églises aux problèmes d'égalité entre les sexes dans la société en général, et les Églises en particulier, en vue de réaliser un partenariat solide entre les femmes et les hommes.
  • Développer les aptitudes des responsables des Églises à systématiquement analyser les problèmes d'égalité entre les sexes dans les Églises et projets d'Église.
  • Aider les participantes à prendre conscience de la manière dont les projets d'Église affectent les femmes et les hommes différemment, et à comprendre les causes de cette circonstance.
  • Développer les compétences des participantes pour la formation aux questions d'égalité entre les sexes afin qu'elles puissent conduire des formations à ce sujet dans leurs propres pays.
  • Développer des actions de suivi pour la formation aux questions d'égalité entre les sexes dans les Églises des pays représentés.

Coopération dans d'autres activités oecuméniques et internationales

La Secrétaire du PACT a collaboré de près avec le Bureau de la femme et le Service de formation théologique oecuménique du Conseil oecuménique des Églises, avec l'Institut oecuménique de Bossey, et avec les Bureaux de la femme du Conseil des Églises européennes et de la Fédération luthérienne mondiale au cours de séminaires, d'ateliers et de colloques sur les préoccupations de la femme et sur les questions de formation théologique et pastorale. Dans toutes ces activités, l'accent a été mis sur les moyens de exprimer théologiquement les expériences, perspectives et contributions de la femme dans la vie totale de l'Église et sur la manière dont les femmes pourront être équipées pour devenir les partenaires à part entière des hommes dans la poursuite de la mission de Dieu.

L'ARM a sponsorisé trois femmes - une de chacune des régions Asie, Afrique et Europe centrale et orientale - afin qu'elles puissent participer au Forum des ONG à Huairou, en République populaire de Chine, du 30 août au 8 septembre 1995, rassemblement lié à la cinquième Conférence des Nations unies sur la femme, tenue à Beijing du 4 au 15 septembre 1995. Malheureusement, la quatrième femme parrainée, qui représentait l'Amérique Latine, n'a pas pu obtenir de visa pour la Chine. Le PACT a facilité la correspondance de ces déléguées. La Conférence de l'ONU sur la femme s'est avérée la conférence la plus massive à avoir jamais été tenue sous les auspices des Nations unies, avec la présence des représentants de 189 États membres et de 4,035 déléguées d'ONG. Cette Conférence comportait trois éléments: aperçu général et analyse de problèmes mondiaux, stratégies et mécanismes, et engagement face à l'avenir. La conférence publia une Plate-forme d'action, un document long et détaillé composé d'une déclaration de mission, d'un tableau général de la situation actuelle de la femme, et de douze domaines de préoccupation particulière sur le chemin de l'égalité entre les sexes. Ces domaines sont: femmes et pauvreté, éducation et formation des femmes, femmes et santé, violence contre les femmes, femmes et conflit armé, femmes et économie, femmes au pouvoir et aux prises de décisions, mécanisme institutionnels pour la promotion des femmes, droits humains des femmes, femmes et médias, femmes et environnement, et la situation des fillettes.

Le Forum des ONG avait trois objectifs: jalonner le cheminement des ONG vers les 21ème siècle, établir des réseaux de contact, et appliquer la Plate-forme d'action. Les douze domaines de préoccupation particulière ont contribué à mieux faire connaître la vraie situation de la femme à travers le monde, et ce fut d'ailleurs la première fois que les projecteurs internationaux étaient tournés sur les problèmes de la violence contre les femmes et sur la situation des fillettes.

Communication avec les Églises membres

La Secrétaire du PACT a créé une banque de données de personnes de contact dans un certain nombre d'Églises et d'autres femmes avec lesquelles elle entretient une correspondance directe. A partir de cette base de données, 630 femmes reçoivent le bulletin Update. Les personnes de contact reçoivent aussi Reformed World et des ouvrages de la série Études de l'ARM. Dans Update, la Secrétaire rédige des articles réguliers informant les lectrices sur les objectifs du PACT et sur la contribution des femmes à l'Église.

La Secrétaire a visité des Églises membres en Afrique, Asie, Moyen-Orient, Amérique Latine et Europe, essentiellement en Europe centrale et orientale. Ces visites lui ont donné l'occasion d'entendre les femmes et d'encourager les responsables des Églises à les écouter et les prendre au sérieux. En juin 1995, au lendemain d'un conflit entre les femmes et les responsables masculins dans le Synode de Blantyre, et en réponse à une demande de soutien de la part des femmes concernées, la Secrétaire du PACT a organisé la visite d'une équipe pastorale de six personnes auprès de l'Église presbytérienne d'Afrique centrale au Malawi.

D'autres contacts ont été noués dans le cadre d'invitations à des rencontres oecuméniques et de visites en équipe qui ont donné à la Secrétaire la possibilité de diffuser une information sur l'ARM et sur le PACT et d'établir des contacts avec l'ensemble du mouvement oecuménique. Elle a collaboré de près avec ses collègues au bureau de Genève en les encourageant à inclure des femmes dans toutes les activités de l'Alliance, et notamment dans les colloques et les publications. Le numéro de décembre 1992 de Reformed World fut rédigé par des femmes et portait sur la contribution des femmes à la vie de l'Église. Les numéros de mars et de juin 1995 se sont concentrés sur le partenariat des femmes et des hommes dans la mission de Dieu.

Remarques

Par le PACT, l'ARM a jeté les bases d'une action visant à faciliter le partenariat entre les femmes et les hommes dans toute la vie de l'ARM et de ses Églises membres. Dans son action en faveur de la promotion des femmes, le PACT s'est attaché à tenir compte de la communauté unie des femmes et des hommes, se gardant de ne considérer que les femmes. Ce discours sur le partenariat des femmes et des hommes se situe dans le cadre d'une doctrine de la création dans laquelle tous les humains sont crées égaux à l'image de Dieu, et dans le contexte des réalités de la vie dans chaque région. Le PACT a travaillé pour changer les idées, les attitudes, les croyances et les pratiques qui entravent le partenariat entre les femmes et les hommes, restant fidèle en cela à l'Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ.

C'est avec enthousiasme que les participants à ces colloques entrevoient une intensification du dialogue entre les hommes et les femmes sur les questions qui préoccupent ces dernières. Ils admettent que les Églises ont encore un long chemin à parcourir pour éliminer toutes les traces de discrimination contre les femmes et autres groupes marginalisés au sein de l'Église et de la société.

La consécration des femmes s'est révélée un aspect vital du partenariat entre les femmes et les hommes. La discussion sur cette question a conduit à s'interroger sur nos manières de concevoir la consécration au ministère pastoral dans la tradition réformée et de considérer la fonction pastorale. Le statut hiérarchique et autoritaire accordé au ministre consacré a souvent été considéré, dans ce débat, comme un obstacle à la création de nouveaux modèles du ministère qui auraient pour effet de mieux inclure les femmes, de donner davantage de pouvoir d'être et d'agir aux assemblées de fidèles, ainsi qu'à leurs pasteurs. Cela soulève implicitement la question de savoir comment nous formons l'ensemble du peuple de Dieu pour le ministère, au moyen d'une formation théologique et pastorale au niveau du séminaire comme de la paroisse. La manière dont nous équipons le peuple de Dieu pour la mission de Dieu se répercute directement sur notre conception du partenariat au sein de l'Église et de la société, et sur notre manière de le vivre. La consécration dans la perspective réformée, ainsi que la formation théologique et pastorale sont certains des aspects qui appellent à un dialogue suivi, surtout dans le Sud.

Un autre domaine méritant notre attention est celui d'un renforcement des réseaux de femmes à l'intérieur des régions et d'une région à l'autre. La plupart des Églises membres de l'ARM ont des organisations de femmes d'Église où les femmes exercent un ministère dans leur Église et dans la société. Il y a lieu de développer la dimension oecuménique de ces organisations dans leurs régions et au niveau mondial dans le contexte du partenariat. Par ces organisations, le PACT pourrait contribuer à une meilleure prise de conscience des questions d'égalité des hommes et des femmes, comme a essayé de le faire le Comité de la femme de la SAARC. Tant que nous ne comprendrons pas la dynamique de ces questions, il sera difficile de construire un partenariat entre les femmes et les hommes. Parallèlement, il nous faut mettre en place des programmes de formation à l'encadrement et la direction au profit de femmes et d'hommes jeunes qui contribueront ensuite à l'élaboration de modèles de ministère valorisant le partenariat.

Remerciements

Le PACT n'aurait pas vu le jour sans la contribution généreuses des Églises réformées des Pays-Bas, de l'Église réformée néerlandaise, et des Services de développement des Églises allemandes. Toutes avaient pris l'engagement de financer le PACT pendant six ans; elles ont fidèlement tenu leur promesse. Ensemble et avec le concours de l'International Committee of the Fellowship of the Least Coin, la Fondation pour l'aide au protestantisme réformé à Genève, l'organisation SMU/Jeunesse en Suède, et le Fonds Églises réformées partenaires de l'ARM, elles ont de plus participé au financement des colloques régionaux. Nous les remercions vivement de s'être ainsi montrées prêtes à partager leurs ressources.

Le PACT voudrait également exprimer son appréciation pour le soutien qu'il a reçu de la part des Églises, séminaires et particuliers qui ont accueilli les colloques.

Enfin, nous voulons remercier ici le Comité exécutif de l'ARM et nos collègues à Genève pour les conseils sages et le soutien qu'il nous ont donnés pendant les années de formation du programme.

 

Notes

1 A la recherche d'un témoignage commun (Genève ARM, 1989) p. 17. Ce livret contient le document de discussion et d'autres ouvrages à lire pour la Section 1, 22ème Assemblée générale.

2 Ursel Rosenhäger et Sarah Stephens, éds. «Walk, my Sister»: The Ordination of Women: Reformed Perspectives, Études de l'Alliance réformée mondiale, N° 18 (ARM, Genève 1993).

3 Procès-verbal du Comité exécutif, 1993, p.19.

4 Nyambura J. Njoroge, «Reformed Women in the Life and Work of the WARC - A Brief Historical Background», document que l'on peut obtenir sur demande au bureau de Genève.

5 Voir Nyambura J. Njoroge et Páraic Réamonn, éd., La Collaboration dans la mission de Dieu, Études de l'ARM, N° 28 (ARM, Genève 1994), pp. 94-96.

6 Nyambura J. Njoroge, Partnership in God's Mission Today: In Asia and the Pacific, Études de l'ARM, N° 28 (ARM, Genève 1996), p.89.

7 Ibid., p.90.

8 Nyambura J. Njoroge et Jana Opocenska, éd., The Palm-Tree: A Symbol of Commitment to Justice, p.16, Études de l'ARM, N° 32 (ARM, Genève 1996).

9 Jane Dempsey Douglass et Páraic Réamonn, éd., Partnership in God's Mission in the Middle East, à paraître (Genève: WARC, 1997).

10 H.S. Wilson, «Introduction», dans H.S. Wilson et Nyambura J. Njoroge, éd., New Wine: The Challenge of the Emerging Ecclesiologies to Church Renewal, Études de l'ARM, N° 27 (Genève: ARM, 1994) p.5.

11 Il importe de faire une distinction ici entre les aspects biologiques et culturels de la différence entre les sexes. Au niveau biologique, ces différences sont universelles et permettent aux femmes et aux hommes de remplir diverses fonctions qui ne sont pas interchangeables. Sous l'aspect biologique, les rôles sexuels sont naturels et continueront à être tenus par les acteurs des deux bords, équipés à cette fin. En revanche, il faut savoir que les différences sexuelles sur le plan culturel ne sont ni naturelles ni scientifiquement fondées. Le rôle d'un sexe donné est construit à partir d'hypothèses qui sont ensuite traduites dans des comportements et des attentes. Par exemple, on suppose que faire la cuisine à la maison incombe à la femme, alors qu'aucun élément, dans la physiologie ou l'intellect de la femme, ne saurait justifier une telle hypothèse.

 

up

 

human1human2human3human4human5human6human7human8human9human10