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Semper Reformanda |
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Espérance et renouveau dans des temps de changementLes délégués des 39 Églises membres de la région européenne se sont réunis à Édimbourg, en Écosse, du 28 août au 3 septembre 1995 pour participer à la première Assemblée régionale européenne tenue depuis le début des bouleversements qui ont marqué l'histoire du continent européen dès 1989. Placé sous le thème ĢEspérance et renouveau dans des temps de changement: Nouvelle naissance dans une espérance vivanteģ (1 Pierre 1.3), cette rencontre offrait l'occasion d'un renouvellement de l'esprit de communauté au sein de la famille réformée d'Europe ainsi qu'un lieu de réflexion commune, d'étude et de prière sur les questions fondamentales liées à ce thème: Que faire pour nous réconcilier avec l'héritage du communisme? Les Églises européennes peuvent-elles se borner à célébrer l'effondrement des pouvoirs totalitaires en y voyant un signe d'espérance et de renouveau sans le comprendre en premier lieu comme un signe du jugement de Dieu? Comment affronter les différences de perception des événements historiques qui existent entre les représentants de l'Europe orientale et occidentale? Dieu peut-il faire de nous des agents de l'espérance et du renouveau pour notre temps si nous n'affrontons pas la question fondamentale de notre attitude face au passé récent à l'est comme à l'ouest? Comment les Églises réformées d'Europe témoignent-elles de l'évangile dans leurs sociétés sécularisées? Peuvent-elles envisager de prendre des résolutions contraignantes (déclarer un status confessionis) sur des questions telles que le racisme, les armes de destruction massive, la justice économique et la responsabilité pour l'environnement? Peut-il exister une communion complète entre les Églises qui ne pratiquent pas l'égalité entière entre les femmes et les hommes? Comment pouvons-nous affirmer notre identité éthique et religieuse sans devenir les otages de notre manière de nous voir comme Église ethnique ou nationale? Le Comité régional européen a publié les interventions majeures et les principaux documents présentés dans les ateliers à Édimbourg. Il les mettra à la disposition des participants à la 23ème Assemblée générale. Réunions annuelles du Comité régional européen, 1987-1997Bénéficiant de l'hospitalité des Églises membres de l'ARM, le Comité régional européen a tenu ses réunions annuelles dans les pays suivants: 1987 Autriche, Vienne (Assemblée régionale européenne)1988 Portugal, Lisbonne 1989 Corée, Séoul, (22ème Assemblée générale). Pas de réunion du Comité régional européen en Europe 1990 Yougoslavie, Vojvodine, Feketic 1991 Angleterre, Cambridge 1992 Ukraine subcarpatique, Uzgorod 1993 Grèce, Athènes 1994 Slovaquie, Kosice 1995 Écosse, Édimbourg (Assemblée régionale européenne) 1996 Suisse, Genève 1997 République tchèque, Prague Au cours de ces visites auprès d'Églises membres, l'accent a été mis sur les contacts avec les paroisses afin de donner aux membres du Comité l'occasion de connaître la situation des Églises au niveau local, d'encourager la solidarité chrétienne, et de jeter les bases d'un partenariat durable. Les membres du Comité ont été impressionnés par l'espérance joyeuse qui se dégageait de ces Églises situées derrière le rideau de fer, par leur patience dans la souffrance et leur persévérance dans la prière. Ils ont été bouleversés par l'hospitalité qui leur était réservée. Le Comité ne s'est cependant pas concentré uniquement sur la situation des Églises en Europe orientale. Au Portugal et en Grèce, il a pris conscience des tensions qui existent entre les Églises majoritaires, qui vivent et agissent comme des Églises nationales, et les droits des Églises minoritaires et de ceux d'autres confessions religieuses. Fonds pour l'Europe centrale et orientaleAprès la chute du rideau de fer, les membres de l'ARM et leurs agences se sont rendus compte du fait que les tâches énormes auxquelles les Églises d'Europe centrale et européenne étaient confrontées exigeraient un effort spécial. Ils ont donc décidé de créer un Fonds pour l'Europe centrale et orientale (CEEF) destiné à compléter les salaires modiques des pasteurs, à rénover les locaux restitués par l'État, à investir en formation pastorale et laïque, à appuyer l'oeuvre diaconale des paroisses et à renforcer la participation des Églises au mouvement oecuménique, l'objectif global étant de favoriser leur autonomie. Les Églises membres de l'ARM en Allemagne, outre le fait qu'elles ont transféré une partie de leurs ressources au profit des Églises de l'ancienne République démocratique d'Allemagne, ont apporté une contribution généreuse au CEEF. Les tables rondes organisées par les partenaires oecuméniques et les Églises pour gérer l'aide dans des pays comme la Roumanie, l'ancienne Tchécoslovaquie et l'Ukraine subcarpatique ont constitué un autre instrument précieux pour le partage des ressources. La convocation d'une série de tables rondes pour l'Église en Ukraine subcarpatique est une initiative du Comité régional européen. L'agence d'entraide protestante suisse EPER y a joué le rôle de coordinateur. Il convient de souligner que la Région européenne n'est certainement pas l'unique instance à être engagée dans des relations de partenariat avec les Églises des anciens pays de l'Est. Cependant, comme organisme régional de l'ARM, elle leur consacre un intérêt particulier. Suivi des relations entre l'Église et l'ÉtatIl fallait s'attendre à ce que des changements importants interviennent en Europe centrale et orientale avec l'adoption de nouvelles politiques sur la liberté de conscience et de religion par les parlements de la région. Le fait que nombre des Églises membres de l'ARM en Europe centrale et orientale sont des Églises liées à des minorités ethniques rendait d'autant plus important de suivre ces évolutions. Chaque fois que cela était nécessaire, généralement à la demande d'une Église particulière dont les revendications n'étaient pas suffisamment entendues par les autorités étatiques, le Secrétaire général de l'ARM est intervenu au niveau approprié. En tant que membre associé de la Commission oecuménique européenne pour Église et société (EECCS), la Région européenne s'attache à suivre attentivement l'évolution des institutions de l'Union européenne qui intéresse les relations entre l'Église et l'État. Travaux théologiquesL'expérience a montré que les théologiens universitaires siégeant au Comité ont besoin d'un mandat de caractère plus permanent face à la Région européenne afin de pouvoir travailler professionnellement dans l'intérêt de l'Alliance, en collaboration avec le Département de Théologie. Cette demande légitime s'est exprimée dans un amendement au règlement de la Région européenne. Les constatations des deux ateliers d'Édimbourg sur l'ecclésiologie et l'identité réformées ont conduit à un projet théologique pour la durée du nouveau mandat. La décennie des Églises en solidarité avec la FemmeCe n'est que pendant le processus préparatoire du Assemblée régionale européenne en 1995 que cette question a véritablement été inscrite à l'ordre du jour, l'attention se portant sur une Journée de la Femme et de l'Homme. L'évaluation de cette manifestation varie considérablement parmi les délégués. Du point de vue des hommes, on peut dire qu'aussi longtemps qu'ils se sentiront obligés de se soumettre à un processus auquel ils n'ont pas donné leur assentiment, la question restera controversée. Changement dans la compositionLes changements de politique qui sont intervenus en Europe ont modifié la composition de la Région européenne pour ce qui est de l'adhésion des Églises. CroatieL'Église réformée chrétienne de Croatie a été fondée lorsque la Croatie est devenue indépendante et a été reconnue au niveau international. Avant que la Serbie n'occupe une partie du territoire croate, il n'existait qu'une seule Église réformée chrétienne de Yougoslavie qui couvrait la Vojvodine et la Slavonie. SlovénieL'Église réformée chrétienne de Slovénie faisait également partie de l'Église réformée chrétienne de Yougoslavie. Quand la Slovénie est devenue indépendante, les paroisses réformées ont dû s'organiser en une Église autonome. SlovaquiePar suite de la division de la Tchécoslovaquie en deux États indépendants, l'Église des Frères en République slovaque a été reconnue comme nouvelle Église membre de l'ARM. AllemagneLa réunification de l'Allemagne a conduit à une fusion entre le Synode réformé (Reformierter Generalkonvent) de l'ancienne République démocratique d'Allemagne et l'Alliance réformée (Reformierter Bund) de la République fédérale d'Allemagne. Une nouvelle fusion est intervenue entre l'Église évangélique de Bavière et l'Église évangélique réformée du Nord-Ouest de l'Allemagne. La nouvelle Église s'appelle Synode des Églises réformées évangéliques en Bavière et dans le Nord-Ouest de l'Allemagne. BulgarieL'Union des Églises évangéliques congrégationalistes de Bulgarie a été accueillie comme membre à part entière en 1991. Grande-BretagneLa Fédération congrégationaliste, basée à Nottingham, a été accueillie comme membre à part entière en 1995. La Région européenne comprend actuellement 40 Églises membres. Le Comité régional européenDeux changements importants sont intervenus parmi les responsables du Comité pendant le précédent mandat, c'est-à-dire entre 1987 et 1995. M. Karel Blei avait été élu président par l'Assemblée régionale, à Vienne en 1987. Quand il fut élu modérateur du Département de Théologie, lors de la 22ème Assemblée générale en 1989, il demanda à être relevé de ses fonctions de président de la Région européenne. En 1990, le Comité nomma M. Jürgen Reuter au titre de président, M. Karel Blei devenant vice-président. Un changement a également eu lieu dans le poste de secrétaire de la Région européenne. Le pasteur Edmond Perret, ancien Secrétaire général de l'ARM, avait accepté de rester en poste comme secrétaire de la Région européenne. Pour diverses raisons il démissionna en 1989. Son mandat fut par la suite confié au pasteur Hartmut Lucke pour la période de 1990 à 1995. Amendement au règlement de la Région européenneLors de la réunion de Vienne de 1987, les membres du Comité régional européen avaient pris conscience de la nécessité d'apporter certains amendements au règlement de la Région européenne. Ce travail fut effectué avec grand soin et soumis à l'agrément du Comité exécutif de l'ARM en 1991 et en 1994. L'ensemble des Églises membres européennes ont reçu la version amendée du règlement afin de l'étudier et de faire connaître leurs réactions, avant l'adoption officielle du nouveau texte par l'Assemblée régionale européenne en 1995. Les principales modifications introduites au règlement sont les suivantes:
Le nouveau Comité régional européenLe Comité régional européen se compose de 20 délégués élus par l'Assemblée régionale. Le Comité élu à Édimbourg en 1995 suivant le règlement amendé comprend 12 nouveaux membres sur 20. Il s'y trouve 8 femmes et 12 hommes (le Comité précédent comportait 5 femmes et 15 hommes). Président: Pasteur Krister Andersson, Église de la convention missionnaire de Suède Secrétaire:Pasteur Hinnerk Schröder, Synode des Églises évangéliques réformées de Bavière et du Nord-Ouest de l'Allemagne Trésorier:M. Michael Hardon, Église réformée néerlandaise Vice-président:Mme Evelyn Martin, Église réformée d'Autriche Vice-président:Pasteur Hartmut Lucke, Fédération des Églises protestantes de Suisse. L'avenir de la Région européenneUne résolution fut adoptée par l'Assemblée régionale à Édimbourg en 1995 pour inviter le nouveau comité à nommer, lors sa prochaine réunion, un Comité des directives ayant pour mandat d'élaborer des propositions concernant les objectifs, l'organisation et les procédures de la partie européenne de l'ARM à la lumière de l'attente des Églises membres face aux priorités des Églises réformées de l'Europe. Afin d'appliquer cette résolution, le comité décida de tenir sa première réunion en mars 1996 à Genève aux fins suivantes:
Le Comité régional européen s'est réuni en avril 1997 pour recevoir le rapport du Comité des directives et décider des actions requises pour que les travaux de la Région européenne aient autant de valeur que possible pour les membres du Comité, pour les Églises membres, et pour l'Alliance en tant qu'instance mondiale.
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