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La 22ème Assemblée générale a mis l'accent, pour le travail du Département de coopération et témoignage, sur les aspects suivants: 1) meilleure communication par des publications de l'ARM, 2) création d'un poste à plein temps pour les questions concernant les femmes, 3) plus d'efficacité dans la défense des droits de la personne humaine dans le cadre de la Commission des Nations Unies pour les Droits de l'homme à Genève et par le bureau auprès des Nations Unies de l'Église presbytérienne (États-Unis) de New York, 4) création d'un réseau par le Fonds spécial d'entraide, 5) suivi de l'évolution politique et socio-économique particulièrement à Aotearoa/Nouvelle-Zélande, en Australie, en Chine, en Corée, dans le Pacifique, en Roumanie, en Afrique australe, au Sri Lanka et au Soudan.

Pour les publications, les questions concernant les femmes et le Fonds spécial d'entraide, des postes de secrétaires ont été créés et sont occupés par le pasteur Paráic Réamonn (en fonction depuis 1993), le pasteur Mme Nyambura J. Njoroge (en fonction depuis 1992) et M. Gerhard Dilschneider (en fonction depuis 1991); leur rapport se trouve ci-dessous.

Pendant la période entre Séoul et Debrecen, le Département de coopération et témoignage a vu partir deux secrétaires exécutifs, le pasteur Jill Schaeffer de l'Église presbytérienne des États-Unis, qui a occupé ce poste jusqu'à 1990 et le pasteur Sarah Stephens de l'Église presbytérienne des États-Unis qui a occupé ce poste de 1991 à 1994. Elles ont toutes deux contribué grandement à la mise en oeuvre des recommandations de l'Assemblée générale. De 1994 à 1995, une grande partie des activités du Département a été effectuée par le Secrétaire général, M. Milan Opocensky. Le titulaire actuel, le pasteur Park Seong-Won de l'Église presbytérienne de Corée est entré en fonction en septembre 1995.

Le Département a été servi efficacement par du personnel et des assistants de programme mis à disposition: le pasteur Ursel Rosenhäger, mise à disposition par la Lippische Landeskirche, qui s'est occupée des questions concernant les femmes avant l'arrivée du pasteur Mme Nyambura J. Njoroge; M. Stephan Dilschneider, étudiant en droit en Allemagne, qui a été au service de l'Alliance en 1992 et 1993 comme stagiaire auprès de la Commission des Nations Unies pour les Droits de l'homme; M. James Cairns, assistant de programme, qui a représenté l'ARM à la Conférence mondiale sur les Droits de l'homme à Vienne en Autriche, du 14 au 25 juin 1993; M. Martijn Doolaard, étudiant néerlandais de relations internationales, qui a été assistant de programme lors des session de 1994 et de 1996 de la Commission des Nations Unies pour les Droits de l'homme; le pasteur Robert F. Smylie de l'Église presbytérienne des États-Unis, coordinateur du bureau auprès des Nations Unies de cette Église, qui a suivi les travaux des Nations Unies au nom de l'ARM.

Une grande partie des activités du Département - action en faveur des droits de la personne humaine, colloques et visites de délégations a été accomplie avec le soutien et la collaboration des Église membres. La place manque pour parler de toutes les activités de ces Églises dans le domaine des droits de la personne humaine, de la justice, de la paix et de l'écologie, entreprises par leur instance de direction, des groupes et des agences spécialisés, des personnes à titre individuel, pasteurs, anciens et laïcs, et nous les en remercions.

En ce qui concerne les nombreux pays dans lesquels la paix, la justice et les droits de la personne humaine étaient menacés, l'ARM a envoyé des lettres pastorales ou des délégations en visite pastorale pour manifester la solidarité de l'Alliance avec les Églises membres de ces régions. Les délégations ont été bien accueillies et les Églises ont remercié l'Alliance de cette marque de solidarité. Les délégations ont été impressionnées par la fidélité dans le témoignage de ces Églises aux prises avec des situations difficiles.

La collaboration oecuménique dans la lutte pour la paix, la justice et le respect des droits de la personne humaine dans le monde de Dieu est toujours nécessaire et souhaitable. Au cours de cette période, nous avons collaboré activement avec la Fédération luthérienne mondiale et le Conseil oecuménique des Églises. Le colloque sur la Réponse théologique aux droits de la personne humaine en est un bon exemple.

Droits de la personne humaine

Le démantèlement du mur de Berlin et l'effondrement de l'empire soviétique ont font naître une nouvelle situation mondiale. De nouvelles menaces ont assailli les États, conséquences d'une part de la mondialisation de l'économie et d'autre part de la fragmentation causée par le nationalisme, l'ethnocentrisme et l'extrémisme religieux. Les droits de la personne humaine ont été mis en danger par diverses forces, économiques, politiques, sociales et culturelles, sources de tensions et de conflits dans de nombreuses parties du monde.

Pendant toute cette période, avec ses complexités et incertitudes, l'ARM a continué à témoigner de l'Évangile et à lutter pour la dignité de la personne humaine. En Asie, en Europe centrale et orientale, en Amérique Latine et dans d'autres régions, les Églises membres ont poursuivi la lutte en faveur de la promotion et de la protection des droits de la personne humaine. Par son action au plan international, l'Alliance a soutenu leurs efforts au plan local et régional.

La démocratisation en cours dans de nombreux pays du Sud a rendu nécessaire un service d'observation pendant les élections. Des équipes d'observateurs et d'observatrices ont été envoyées au Lesotho, au Malawi, en Afrique du Sud et au Salvador. Elles ont veillé à ce que les électeurs soient bien informés et à ce que l'élection se fasse dans un climat de liberté et d'ouverture.

Avec la fin de la guerre froide, les Nations Unies sont devenues l'acteur principal du maintien de la paix et du règlement des conflits. L'ordre du jour de la paix du Secrétaire général des Nations Unies est devenu le document fondamental pour la diplomatie préventive. Ce texte veut renforcer la capacité du Secrétariat général de déclencher l'alarme précoce, en recueillant les données et en les analysant, en envoyant des missions d'information, en mettant en oeuvre des mesures pour établir la confiance dans les situations de tension et de conflit, et en coordonnant l'aide humanitaire.

Le Bureau des Nations Unies à New York

Par le truchement du Bureau presbytérien auprès des Nations Unies de New York, le représentant de l'ARM, Robert F. Smylie, et ses collègues ont suivi les principales conférences des Nations Unies depuis 1990 ou y ont participé: le Sommet mondial des enfants (New York), la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement (Rio), la Conférence mondiale sur les Droits de l'homme (Vienne), la Conférence internationale sur la Population et le Développement (Le Caire), le Sommet mondial sur le Développement social (Copenhague), la Quatrième Conférence mondiale des femmes (Beijing), la Conférences des Nations Unies sur les habitats humains (Istanboul), le Congrès mondial sur l'exploitation sexuelle commerciale des enfants (Stockholm) et la Conférence de révision du Traité de non-prolifération. Le suivi de l'ordre du jour pour la paix des Nations Unies continue, comprenant les opérations de maintien de la paix en Bosnie, en Somalie, au Rwanda, en Amérique Centrale et au Cambodge et la réduction et l'élimination des armes de destruction massive et de destruction aveugle: armes nucléaires, chimiques, mines antipersonnel. L'attention continue aussi à être portée au développement durable et aux droits de la personne humaine.

La Conférence des Nations Unies sur les Droits de l'homme

L'ARM, avec d'autres organisations oecuméniques, a participé activement à la Conférence mondiale des Nations Unies sur les Droits de l'homme à Vienne en juin 1993. M. James Cairns, assistant de programme, y a représenté l'ARM. Elle a abouti au document intitulé Déclaration et programme d'action de Vienne. Tout en ouvrant de nouvelles perspectives, elle a fait resurgir les tensions entre les pays du Nord et ceux du Sud, en particulier en ce qui concerne le droit au développement.

La Commission des Nations Unies pour les Droits de l'homme (UNCHR)

Les sessions annuelles de l'UNCHR se tiennent à Genève. La Commission continue à être le principal forum international demandant compte aux gouvernements des violations systématiques et flagrantes des droits de la personne humaine auxquelles ils s'adonnent. Elle réunit des représentants des États membres, des observateurs, des représentants d'organisations inter-gouvernementales et non-gouvernementales. Des rapports sont présentés par les Rapporteurs spéciaux et les Groupes de travail sur des thèmes spécifiques et sur les situations dans les pays incriminés. Sur la base de ces rapports et sur la base d'interventions d'États membres, la Commission prend des décisions pour la promotion et la protection des droits de la personne humaine et la mise en place de normes internationales.

L'ARM reconnaît l'importance de la UNCHR et facilite la participation à ses session de représentants d'Églises membres et d'organisations en relation avec elles. L'ARM est aussi accréditée auprès du Conseil économique et social (ECOSOC) et suit de près son travail. Au cours des années, toute une série de personnes ont ainsi représenté l'Alliance à la Commission. Les deux assistants de programme, Stephan Dilschneider et Martijn Doolaard, ont assisté aux six semaines de session de la Commission et ont fait une excellente analyse des débats au jour le jour pour l'ARM et d'autres organisations oecuméniques. M. Alvaro Senturias des Philippines, le pasteur Aaron Longwe et M. Muhammad Kulesi du Malawi, M. Carmelo Mocong Onguene de la Guinée Équatoriale et Mme Heisoo Shin de la République de Corée ont été accrédités pour intervenir sur les violations des droits de la personne humaine dans leur pays.

Les représentants d'Églises membres des pays suivants ont participé aux sessions de la Commission grâce à l'ARM:

  • Philippines - En 1991, l'ARM a présenté, au nom de 17 organisations non gouvernementales, une déclaration à la UNCHR sur les intimidations, les emprisonnements et les assassinats constants de paysans et d'organisateurs de travailleurs aux Philippines. Au cours des années suivantes, M. Alvaro Senturias est intervenu sur la violation des droits de la personne humaine aux Philippines: intimidations, emprisonnements et assassinats de paysans et d'organisateurs de travailleurs (1992), violation des droits économiques, sociaux et culturels (1993), l'impact de l'endettement et des programmes d'ajustement structurel sur la jouissance de ces droits (1994), tortures, assassinats et disparitions (1996).

  • Guinée Équatoriale - M. Carmelo Mocong Onguene est intervenu sur la détention, l'emprisonnement et la violation des droits de la personne humaine (1993), sur la violation des droits de la personne humaine et le refus des droits des peuples (1994), sur la détention arbitraire et la sécurité juridique (1995), sur la violation constante des droits de la personne humaine (1996).

  • Malawi - En 1993, le pasteur Aaaron Longwe et M. Muhammad Kulesi du Comité des affaires publiques sont intervenus oralement sur la violation des droits de la personne humaine et des libertés civiles en relation avec le référendum sur la démocratie multipartite qui devait avoir lieu dans leur pays.

  • Corée - En 1997, Mme Heisoo Shin, présidente du Comité des relations internationales du Conseil coréen des femmes enrôlées par le Japon pour l'esclavage sexuel militaire, a fait une intervention orale sur le problème de l'esclavage sexuel militaire japonais pendant la Seconde Guerre mondiale.

A la suite de ces interventions, l'ARM a essayé d'ouvrir un dialogue avec des responsables de ces pays. Ainsi, elle a organisé une réunion-déjeuner avec Mme Quisumbing, qui était à la tête de la délégation philippine à la Commission (1991), Mme Mercedes V. v Contreras, Commissaire de la Commission des Droits de l'homme des Philippines, Mme Ofelia Calcetas-Santon, Rapporteur spécial des Nations Unies, Mme Aurora P. Navarrete-Recina, présidente de la Commission des Droits de l'homme des Philippines, et M. Jaime Bautista, secrétaire adjoint du Bureau des Nations Unies et des organisations internationales du Département des affaires étrangères des Philippines (1996). En 1991, le gouvernement philippin a donné une réponse officielle à l'intervention de l'ARM, disant que le gouvernement désirait coopérer avec les ONG en vue d'améliorer la situation des droits de la personne humaine aux Philippines.

Appels en faveur des droits de la personne humaine

L'action en faveur des droits de la personne humaine est menée conjointement par le Secrétaire général et le Département de coopération et témoignage. Au cours des sept dernières années, le Secrétaire général a répondu systématiquement aux requêtes lui demandant d'envoyer des lettres de protestation contre des violations des droits de la personne humaine et des libertés civiles dans des situations spécifiques.1

Colloques et études

Accompagnement de réfugiés et de personnes déplacées (1991, Suisse)

La 22ème Assemblée générale avait adopté la ligne de conduite proposée par la déclaration du programme «Sanctuaire et asile», lancé par le Département de coopération et témoignage en 1986. Le Département a reconnu la nécessité d'un meilleur échange d'information et d'une meilleure collaboration entre les Églises et paroisses réformées engagées dans le travail auprès des réfugiés et des personnes déplacées. Afin de procéder à une analyse des causes fondamentales de migration et en vue de proposer des stratégies encourageant les Églises à agir en solidarité avec les réfugiés et les personnes déplacées, l'ARM a organisé un colloque sur «Réfugiés et migration», à Pensier, en Suisse, en 1991. Le colloque a été apprécié par les participants et autres instances oecuméniques.2

Colloque sur le Soudan (1993, Kenya)

La liberté religieuse est un des problèmes fondamentaux au Soudan. L'arabisation et l'islamisation de l'ensemble du Soudan semblent être une stratégie consciente du gouvernement. Elle s'étend probablement au-delà du Soudan, car elle correspond au désir ardent des musulmans fondamentalistes d'arabiser et d'islamiser toute l'Afrique et elle est soutenue par des gouvernements musulmans radicaux. L'ARM a organisé un colloque pour la paix au Soudan, du 22 au 24 avril 1993, à Nairobi, au Kenya. Il a réuni des représentants de l'Église presbytérienne du Soudan (PCOS), de l'Église presbytérienne de l'Afrique orientale-Kenya, du Conseil des Églises du Soudan (SCC), du Nouveau Conseil des Églises du Soudan (NSCC), du mouvement People for Peace in Africa, du mouvement Nairobi Peace Initiative, du Programme oecuménique d'entraide et de l'ARM. Dans ses conclusions, le colloque a souligné la nécessité de mieux coordonner le travail des groupes qui oeuvrent pour la paix: Le but initial était de faire s'asseoir autour de la table de négociations le gouvernement du Soudan et le Mouvement/armée de libération du peuple soudanais (SPLA/M). Mais le SPLA/M s'est scindé en deux factions rivales se combattant l'une l'autre, ce qui a ajouté une nouvelle dimension au problème. La guerre a obligé les chrétiens à mettre sur pied des structures ecclésiastiques et oecuméniques parallèles dans les zones contrôlées par le gouvernement et les zones contrôlées par le SPLA/M. Il est donc important de maintenir la communication entre les dirigeants de la PCOS dans les deux régions, comme aussi avec le SCC et le NSCC. Le colloque a fait des recommandations dans ce sens à l'ARM.

Colloque sur Réponse théologique aux Droits de l'homme

Depuis 1976, date à laquelle l'ARM a publié une brochure sur le Fondement théologique des Droits de l'homme, des changements de grande portée ont eu lieu dans le monde. Il y a eu, dans certaines parties, une vraie mutation socio-économique et politique. La libération de l'asservissement idéologique a donné naissance à l'ethnocentrisme et au nationalisme. La prise de conscience ethnique et nationale a provoqué des conflits et déclenché des guerres en particulier en Afrique et en Europe. L'économie domine la société civile et conditionne de plus en plus la vie. L'exploitation abusive et irraisonnée de l'environnement se répercute sur la vie quotidienne des êtres humains. Pour examiner cette situation et ces défis et réfléchir sur les impératifs théologiques qui sous-tendent le débat sur les droits de la personne humaine, un colloque s'est tenu à Genève du 19 au 23 mars 1997. Il était prévu comme un colloque de l'ARM ayant pour but de réviser le document de l'ARM Fondement théologique des Droits de l'homme de 1976. Mais la Fédération luthérienne mondiale et le Conseil oecuménique des Églises ont demandé à participer à ce colloque.

Les participant(e)s étaient des théologiens, des juristes et d'autres personnes intéressées venant de différentes parties du monde (7 représentants de l'ARM, 3 de la FLM et 2 du COE), ainsi que 6 membres du personnel des trois organisations. Le colloque a porté son attention sur quatre aspects du problème non touchés dans le document de 1976: les droits de l'individu et les droits de la communauté et les relations entre eux, un point de vue théologique sur l'impunité, le droit au développement et la justice économique, et les droits de la personne humaine dans le contexte écologique. Étant donné que la situation mondiale est aujourd'hui si différente de celle de 1976, les participant(e)s sont arrivés unanimement à la conclusion qu'il ne suffisait pas de réviser le document et qu'il fallait au moins un autre colloque pour rédiger un nouveau texte tenant compte de celui de 1976.

Loteries nationales

Lors de la réunion du Comité exécutif de Pittsburgh, aux États-Unis en 1994, on a appris que le gouvernement des Philippines envisageait une opération nationale de jeu d'argent, sous forme d'une loterie informatique avec des terminaux de haute technologie installés dans les villes et les villages. L'Église unie du Christ des Philippines (UCCP), Église membre de l'ARM, et d'autres groupes d'Église et organisations de service publique se sont opposés à ce projet pour des raisons de justice, de moralité et d'éthique. Le Comité exécutif a soutenu la prise de position de l'UCCP et il a chargé le Secrétaire général d'adresser une lettre au président Fidel Ramos des Philippines lui demandant de revenir sur sa décision. Le Comité exécutif, lors de sa réunion à Yaoundé, au Cameroun, en 1995, a recommandé au Département de constituer un groupe d'étude sur le sujet.

Pour la mise en oeuvre de cette recommandation, le Département a organisé un petit colloque à Pusan, en Corée, du 7 au 10 avril 1997, conjointement avec l'Église presbytérienne de Corée-Presbytère de Pusan. Dix représentant(e)s d'Églises membres des Philippines, de l'Ouganda, de la Grande Bretagne, des États-Unis, de Taiwan et de la Corée y ont participé. Dans la plupart de ces pays, les loteries nationales posent de plus en plus de problèmes et les Églises y ont réagi. Malgré la surprise qu'un colloque sur ce sujet a causé au début, il a suscité beaucoup d'intérêt dans les Églises et les organisations oecuméniques et dans les médias d'Église et les médias profanes.

Problèmes se posant dans divers pays

Afrique du Sud

Nous avons soutenu de manière continue le mouvement anti-apartheid et l'action politique non-violente en faveur de la démocratisation, y compris les sanctions prises par divers autres pays. Nous avons envoyé une lettre au gouvernement en décembre 1990 lui demandant d'abroger toutes les lois d'apartheid encore en vigueur.

Nous avons soutenu et encouragé les mutations qui ont eu lieu en 1993, au plan politique (suppression du système d'apartheid) et dans les Églises réformées (création de l'Église réformée unie de l'Afrique australe).

L'ARM a envoyé une délégation de six personnes comme observateurs aux élections générales d'avril 1994.

L'Église réformée hollandaise, qui a été suspendue comme membre de l'ARM en 1982, après que sa prise de position théologique en faveur de l'apartheid a été déclarée hérétique, n'a pas encore réintégré l'Alliance.

Angola

Le secrétaire exécutif a rendu visite à des représentant(e)s des Églises de l'Angola. Les gens sont très pauvres et il faut développer les visites pastorales pour soutenir les Églises membres.

Une délégation s'est rendue en Angola et au Mozambique du 15 au 30 novembre 1994.

Corée

Le Comité exécutif a lancé un appel en faveur d'une réunification pacifique de la péninsule coréenne et a demandé aux gouvernements du Nord et du Sud d'abolir les lois et les structures qui font obstacle au processus de paix et de réunification défini par les Églises coréennes. En 1996, le Secrétaire général, le secrétaire du DCT et quelques membres du Comité exécutif se sont rendus en Corée pour établir une meilleure collaboration entre les Églises coréennes. Le problème de la réunification et du rôle de l'ARM a été discuté à l'une ou l'autre des rencontres.

Lors de la réunion du Comité exécutif à Detmold, en Allemagne, en 1996, il a été décidé d'organiser un colloque sur la réunification de la Corée, comme soutien à la lutte du peuple coréen, dont des chrétiens, pour cette réunification.

En 1996, la Fédération des chrétiens coréens (KCF) de la Corée du Nord a demandé à l'ARM de l'aider à résoudre la crise alimentaire. L'Alliance a lancé un appel à ses Églises membres leur demandant de contribuer à l'aide humanitaire par le truchement du Fonds de partenariat.

L'Alliance a invité les délégués de la KCF à la 23ème Assemblée générale et a reçu une réponse positive; la KCF enverra cinq délégué(e)s.

Guinée Équatoriale

En 1991, à l'initiative des réfugiés de la Guinée Équatoriale et avec le soutien de l'Église évangélique réformée de Berne, en Suisse, et de l'ARM, un colloque a été organisé à Genève pour étudier comment faciliter le retour volontaire des réfugiés dans leur pays. Chaque année, un(e) représentant(e) fait une intervention à l'UNCHR, au nom des Églises de la Guinée Équatoriale.

Inde

Une lettre a été adressée aux autorités d'Inde exprimant la préoccupation causée par la législation discriminatoire contre les femmes et les chrétiens, et la solidarité avec la lutte des Dalits chrétiens en Inde.

Liberia

Lors de sa réunion à Detmold en 1996, le Comité exécutif a recommandé l'envoi d'une équipe pastorale au Liberia pour se rendre compte sur place des besoins les plus urgents et, sur la base des observations recueillies, accorder une aide financière par le truchement du Fonds de partenariat.

Malawi

L'ARM a suivi et soutenu le processus de démocratisation des années 1992-1993, qui a conduit à l'acceptation par le président Banda d'un référendum. L'ARM a participé à l'envoi d'une équipe oecuménique d'observateurs et a envoyé 11 personnes pour suivre le référendum, qui a eu lieu le 14 juin 1993. L'ARM a aussi contribué, après le référendum, à la réflexion au sein de la société et de l'Église du Malawi en vue des élections générales du 17 mars 1994. Elle a coordonné le travail d'une équipe de 14 observateurs pour ces élections.

Après leur libération de prison, l'ancien président Banda et M. Tembo ont reçu la visite du vice-président de l'ARM, M. Benjamin Masilo. Lors de sa réunion à Yaoundé en 1995, le Comité exécutif a recommandé d'envoyer un observateur juriste pour veiller à la régularité du procès des deux hommes.

Plusieurs lettres ont été envoyées à propos des mesures disciplinaires prises à l'encontre d'un groupe de femmes en conflit avec la hiérarchie de l'Église composée uniquement d'hommes.

Mozambique

Une délégation a rendu visite aux Églises membres de l'Angola et du Mozambique du 15 au 30 novembre 1994. Le Mozambique est un pays pauvre qui se sent isolé du reste de la communauté internationale.

Philippines

L'ARM a soutenu des groupes locaux et nationaux aux Philippines qui s'occupent des victimes de la violation des droits de la personne humaine. Des interventions ont été faites à l'UNCHR pour attirer l'attention sur cette situation à plusieurs reprises (1991, 1992, 1993, 1994, 1995, 1996).

En ce qui concerne les droits des employées de maison philippines, le Département a envoyé une circulaire à deux Églises membres des Philippines leur demandant de fournir les informations nécessaires pour la mise en oeuvre de la résolution du Comité exécutif de Detmold (1996). En tant que membres du Groupe de travail de la Conférence des Églises européennes (CEC) sur le racisme et la xénophobie, le secrétaire exécutif est en relation avec les groupes philippins des droits de la personne humaine en Suisse qui s'occupent de ce problème, afin qu'il soit aussi examiné dans le contexte européen.

Roumanie

Le Comité exécutif a lancé un appel aux Églises membres leur demandant d'insister auprès de leurs gouvernements respectifs pour qu'ils fassent pression sur le gouvernement roumain pour qu'il accélère le processus de démocratisation et qu'il respecte les droits des minorités.

Rwanda

A la mi-août 1994, une lettre a été adressée à toutes les Églises membres concernant la situation au Rwanda, leur demandant de soutenir notre Église membre et tout le peuple rwandais dans la prière et, si possible, de les aider financièrement. Plusieurs Églises (mêmes de petites Églises) ont répondu positivement à cet appel.

Un colloque d'évaluation a été organisé par l'Église presbytérienne du Rwanda et ses partenaires, à Kigali, du 4 au 11 décembre 1995.

En novembre 1996, le Rwanda a été confronté à une situation dramatique par le retour inattendu de centaines de milliers de réfugiés fuyant la crise dans le Zaïre oriental. Le Département a suivi les événements de près et a entrepris diverses actions; il a lancé un appel à toutes les Églises membres, a adressé une lettre au président du Rwanda ainsi qu'à notre Église membre du Rwanda, l'Église presbytérienne du Rwanda.

Soudan

Une délégation de l'ARM a visité l'Église presbytérienne du Soudan en 1991, pour lui exprimer sa préoccupation pour l'Église et le peuple soudanais, victimes de la guerre civile qui continue à sévir dans le pays, causant la famine et détériorant les relations entre chrétiens et musulmans. La délégation comprenait des experts dans le domaine des relations entre religions, de la paix et des droits de la personne humaine.

Du 22 au 24 avril 1993, l'ARM a organisé un colloque sur le Soudan à Nairobi, au Kenya (cf. ci-dessus, Colloques et études).

L'ARM a chargé le pasteur John Gatu de la PCEA Kenya de participer à une équipe oecuménique qui a visité le Soudan en novembre 1993.

Une visite pastorale à l'Église presbytérienne du Soudan a été organisée, au nom de l'ARM, du 31 mars au 7 avril 1996.

Un colloque de dirigeants de l'Église du Soudan s'est tenu, du 21 au 25 septembre 1996, à Morges, en Suisse, sur invitation du COE et de la Conférence des Églises de toute l'Afrique (CETA). 17 délégués du SCC et du NSCC se sont réunis pour discuter d'un témoignage commun en faveur de la paix et pour voir comment les Églises pourraient parler d'une seule voix dans le cas d'une éventuelle confrontation au sujet de la Charte politique publiée par le gouvernement de Khartoum et l'Armée d'indépendance du Soudan du Sud (SSIA). L'Alliance a participé de manière active à ce colloque. Le Secrétaire général a fait une étude biblique et le secrétaire exécutif du DCT a prononcé le sermon au culte de clôture. Le pasteur John Gatu a joué un rôle important au plan spirituel en demandant instamment aux dirigeants d'Église soudanais de s'entendre et de parler d'une seule voix.

Les dirigeants d'Église soudanais ont publié une déclaration ayant comme titre «Unis dans l'action en faveur de la paix», qui exprime la vision commune des Églises du Soudan. Cette déclaration a été envoyée au gouvernement de Khartoum, et aux chefs de toutes les factions en guerre; elle a reçu un accueil favorable. Une copie en a aussi été envoyée à M. Daniel arap Moi, président du Kenya.

Le secrétaire exécutif a abordé le sujet d'un union éventuelle de deux Églises presbytériennes du Soudan. Le pasteur John Gatluok, président de l'Églises presbytérienne du Soudan a été contacté par un représentant de l'Église évangélique du Soudan lui demandant de poursuivre le processus. Le Département s'efforcera de rester au courant des développements.

Taiwan

Le Comité exécutif a demandé aux Églises membres de l'ARM d'exprimer leur solidarité avec le peuple de Taiwan dans sa lutte pour l'autodétermination. Il a communiqué sa préoccupation au gouvernement à propos de l'arrestation de personnes accusées de sédition pour avoir manifesté de manière pacifique leur désir d'indépendance. En 1995, l'ARM a aidé à organiser un colloque entre l'Église presbytérienne de Taiwan et le Conseil chrétien de Chine. En 1996, une lettre a été envoyée à propos des essais de missiles de la Chine dans la zone portuaire de Taiwan.

Zaïre

Face à la catastrophe humaine dans le Zaïre oriental, qui a débuté en octobre 1996, le Département a suivi de près l'évolution de la situation et a lancé un appel aux Églises membres leur demandant de prier pour la paix dans le pays. Plusieurs Églises ont répondu en envoyant une lettre de solidarité à nos Églises membres du Zaïre et du Rwanda et en demandant à leurs paroissiens de se souvenir de cette situation dans leur prière.

Problèmes mondiaux et régionaux

Déchets et tests nucléaires dans le Pacifique

Une lettre a été adressée au président des États-Unis, George Bush, en décembre 1990, protestant contre le déversement de déchets nucléaires dans les Iles Marshall. Il faudra poursuivre les efforts en vue d'établir des relations de coopération avec les Églises congrégationalistes des Iles Marshall et de les conseiller de ne pas faire dépendre leur économie d'une exploitation de leur environnement.

Une lettre a été envoyée au président Jacques Chirac, en juin 1995, protestant contre la reprise des essais nucléaires français dans le Pacifique.

Foi réformée et justice économique

Selon la tradition réformée, les questions économiques, sociales et écologiques doivent être abordées par rapport à la foi. En juin 1992, un petit groupe de personnes a été constitué pour examiner le problème de la relation entre la foi chrétienne et la justice économique. Le Comité exécutif, dans sa réunion de 1992, a approuvé le projet d'étude sur cette question. Un premier colloque a eu lieu à Manille, en mars 1995, et un deuxième à Kitwe, en Zambie, en octobre 1995, suivi par un atelier lors de la réunion du Conseil régional Europe en août 1995, à Édimbourg. Les rapports de ces discussions ont attiré l'attention des Églises membres sur les disparités économiques grandissantes entre pays riches et pays pauvres. Tous les trois utilisent le terme d'«exclusion» pour désigner l'impact négatif de la mondialisation de l'économie sur un continent comme l'Afrique, sur les partenaires économiques comme par exemple les femmes et d'autres groupes désavantagés. Ils signalent les dégâts causés à l'environnement et l'asservissement croissant des gens aux promesses et au clinquant de l'économie de marché. Au plan biblique, ils soulignent que le choix devant lequel sont placés les chrétiens, c'est celui entre Dieu et Mammon. L'humanité est sacrifiée sur l'autel de l'économie mondialisée. «Nous ne pouvons pas professer la foi chrétienne et ne rien faire pour briser les chaînes de l'injustice.»

En décembre 1995, le comité préparatoire s'est réuni pour passer en revue ce qui a été fait et pour préparer un colloque international pour le mois de mai 1996 à Genève, en Suisse. Le but principal de ce colloque était de rédiger un texte d'étude pour la 23ème Assemblée générale. Les documents de ce colloque vont être publiés dans la série des Études de l'ARM.

La justice pour la création entière

Depuis la 21ème Assemblée générale d'Ottawa, en 1982, l'ARM est engagée dans la réflexion oecuménique sur la création. L'une de ses premières contributions a été de mettre à nouveau l'accent sur la paix, la justice et la création après que le Programme pour une société juste, viable et fondée sur la participation ait disparu de l'ordre du jour en 1979. Les décisions prises par le Comité exécutif de l'ARM en 1983 ont joué un rôle important dans la formulation du thème de travail «Justice, paix et sauvegarde de la création» (JPSC) adopté par l'Assemblée du COE à Vancouver. Ce thème était aussi celui de l'une des trois sections de la 22ème Assemblée générale de l'ARM de Séoul en 1989, qui a adopté le rapport de cette section sous la forme d'une «Lettre ouverte aux enfants et jeunes de la planète». Une étude de l'ARM sur les droits des générations futures et les droits de la nature, publiée en 1990,3 a servi au COE pour sa préparation à la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement (UNCED) et a été citée comme texte de référence sur la biodiversité dans l'évaluation du Sommet de la Terre, faite par le COE.

Après le départ de James van Hoeven en 1990, c'est le Département de coopération et témoignage qui a été chargé du programme de JPSC. La proposition était que l'ARM aide à organiser des colloques entre Églises membres pour élaborer des alliances à la base pour ce programme, mais elle n'a pas eu de suite. En 1992, l'ARM a été représentée à la UNCED par le pasteur Abival Pires da Silveira (les thèmes de discussion de la Conférence étaient la biodiversité, le changement climatique, la création d'un fonds spécial pour l'environnement, les forêts, et l'ordre du jour 21, plan de travail dans de nombreux domaines écologiques).

Il a été proposé que l'ARM concentre son attention sur le thème «Intendants de la création», en collaboration avec le COE et la FLM, qui étaient déjà engagés dans des études sur ces questions. L'ARM a participé au projet d'étude de cas entrepris par le programme de «Théologie de la vie» de l'Unité III du COE, et la secrétaire du Département a été invitée à faire partie de l'équipe de ce programme. Sarah Stephens a aussi représenté l'Alliance au colloque du COE sur la «Théologie de la création», en avril 1994. Au cours de ce colloque une divergence considérable est apparue sur la conception de la place de l'humanité dans la création, mais le concept d'alliance pour la création de l'ARM a été accueilli favorablement par les représentants de la FLM.

La création a de nouveau été un thème central dans la préparation de l'Assemblée générale de 1997. La Section II traitera le sujet «Justice pour la création entière», avec comme thème secondaire «Création et justice». Pour préparer un document de travail, un colloque international sur la création a été organisé à Genève en mai 1996. Il en est ressorti le concept de «Sabbat», qui sera probablement le concept clé de la contribution de l'ARM au débat oecuménique sur la création.

L'ARM a décidé de se joindre à la campagne de pétition sur le changement climatique, lancée par le COE. Elle a adressée une lettre à ses Églises membres sollicitant leur signature pour la campagne.

Collaboration entre Églises membres

Le programme de jumelage

En 1987, le Comité exécutif de l'ARM a endossé la proposition de lancer un programme de jumelage de paroisses dans les différentes parties du monde. Quatre ans plus tard, en 1991, une évaluation du programme a été présentée au Comité exécutif (Minutes 1991, document 36, p. 306s.). A cette époque, 344 paroisses avaient créé des liens entre elles par 172 opérations de jumelage, dont 57 en Afrique, 44 dans les Amériques, 18 en Asie, 20 en Australie et 33 en Europe.

En février 1990, une lettre a été adressée à tous les partenaires de jumelage leur demandant de présenter un rapport sur la situation. Malheureusement peu ont répondu.

Afrique: Sur les 57 lettres envoyées, nous avons reçu 6 réponses, toutes positives quant au processus de jumelage.

Amériques: Sur les 41 lettres envoyées, nous avons reçu 10 réponses, 2 disant que le jumelage ne fonctionne pas, 8 que tout marche bien.

Asie: Sur les 17 paroisses contactées, 3 ont répondu. L'une a dit qu'elle n'avait aucune réponse de son partenaire en Australie; une autre, à Taiwan, que le pasteur avait beaucoup de travail, mais qu'il espérait rétablir les relations avec la paroisse partenaire des États-Unis. La troisième, au Sri Lanka, a répondu de manière très positive au sujet de l'établissement de relations par correspondance entre les jeunes des deux paroisses.

Australie: Sur les 18 lettres envoyées, nous avons reçu 2 réponses, l'une disant que tout va bien avec la paroisse partenaire en Écosse et l'autre demandant de changer de paroisse partenaire.

Europe: Sur les 31 lettres envoyées, nous avons reçu 3 réponses, l'une signalant que le jumelage ne fonctionnait pas, les deux autres que les progrès étaient très lents.

De ces rapports, nous avons tiré les conclusions suivantes:

  • 1. Le fait que si peu de paroisses ont répondu est un signe de déficience dans la communication.

  • 2. L'offre et la demande ne sont pas toujours assorties (par exemple, il n'y a pas suffisamment de paroisses parlant l'anglais en Hongrie pour un jumelage avec des paroisses américaines).

  • 3. Le courrier est très lent dans certains pays du Sud, ce qui est décourageant pour les paroisses jumelées.

En mars 1992, nous avons envoyé un questionnaire à toutes les Églises membres leur demandant si elles désiraient vraiment que l'Alliance coordonne un programme de jumelage entre paroisses. Un premier rapport sur les réponses reçues a été présenté au Comité exécutif lors de sa réunion de 1994 (Minutes 1994, document 4, annexe 4, p. 94s). D'autres réponses sont arrivées plus tard. En mai 1996, une nouvelle compilation de toutes les réponses a été faite.

Sur les 27 Églises qui ont répondu, l'une était déjà engagée dans le programme de jumelage et sa réponse était négative. Deux autres ne sont pas intéressées parce qu'elles ont leur propre programme de jumelage.

Les 24 Églises qui ont répondu positivement sont de toutes les parties du monde: 8 d'Afrique, 6 d'Asie, 3 d'Amérique du Nord, 1 des Caraïbes, 3 d'Europe occidentale, 1 d'Europe centrale, 1 d'Amérique Latine.

18 paroisses, la plupart d'Afrique, ont répondu à la proposition d'avoir un partenaire de jumelage: 11 d'Afrique, 3 d'Asie, 1 des Caraïbes, 2 d'Europe centrale et 1 du Pacifique.

Elles sont vraiment intéressées par la possibilité d'un échange de vues sur leur foi et leur vie quotidienne avec une paroisse d'une autre partie du monde. Quelques-unes ont déjà une idée de ce qu'elles pourraient offrir: l'une a mentionné «la prière, la musique, les programmes d'évangélisation»; une autre a dit «nous aimerions connaître, apprendre et aider les différents ministères de l'Église». Elles espèrent pouvoir «acquérir des compétences, de l'expertise et les moyens de surmonter les barrières dans la mission». Elles «pensent que le rôle d'une organisation oecuménique, telle que l'ARM, est de faciliter le jumelage». «En tant qu'enfants de la famille réformée, dit une autre, il est essentiel de rester en contact et de prier les uns pour les autres afin de renforcer les liens entre nous». Dans la rubrique «groupes intéressés», on propose un certain nombre de catégories: diacres et pasteurs, école du dimanche, groupes de jeunes.

Dimanche de l'ARM

Lors de sa réunion à Pittsburgh, en 1994, le Comité exécutif a suggéré de proposer aux Églises membres de prévoir un dimanche en 1996 pour la 23ème Assemblée générale et de prendre comme thème la justice. Cette proposition a été confirmée lors de la réunion du Comité exécutif de Yaoundé en 1995. Chaque Église devra l'adapter à son contexte.

 

  Notes

1 Cf. p.33 ci-dessus.

2 Les principaux exposés présentés à ce colloque ont été publiés dans Reformed World, vol. 41, N° 7-8, septembre-décembre 1991.

3 Lukas Vischer, éd., Rights of Future Generations, Rights of Nature, Études de l'ARM N°19 (Genève: ARM, 1990).

 

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