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«L'activité du département de coopération combine deux domaines qui, ensemble, excèdent les possibilités d'une seule personne. Ce bureau est responsable, d'un côté, du travail d'information dans son ensemble - publications, service de presse, etc. D'un autre côté, le département doit développer un réseau de communication entre les Églises membres elles-mêmes, et s'occuper des activités dans les domaines des droits de la personne humaine, des libertés civiles et religieuses, des problèmes féminins, et de l'administration du Fonds des Services Spéciaux... Il est urgent de distinguer clairement entre les deux domaines généraux du département et de les organiser en champs d'activités distincts et séparés.»1

Sur un point important le rapport sur «L'Alliance dans les années 1990» soumis à la 22ème Assemblée générale demandait de revenir du modèle organisationnel adopté à l'Assemblée générale constitutive de 1970 à celui qui existait dans l'Alliance presbytérienne avant la fusion. De 1956 à 1970, l'ARM avait joui des services, d'abord à temps partiel et ensuite à plein temps, d'un Secrétaire exécutif pour l'information et la publication.

En 1956, Niall Watson, de l'Église d'Écosse, fut nommé à un poste à mi-temps pour la Scots Kirk à Genève et à mi-temps pour l'ARM comme Éditeur associé du périodique Reformed and Presbyterian World; malheureusement, les exigences croissantes de sa congrégation l'obligèrent plus tard à renoncer à son travail d'éditeur associé. De 1958 à 1960, James E. Andrews, de l'Église presbytérienne des États-Unis, fut Secrétaire pour le Jubilé de l'Alliance.2

En 1962, David Lewis, de l'Église presbytérienne d'Angleterre, fut le premier Secrétaire pour l'Information de ce nom. Lewis reprit la responsabilité d'éditeur associé du Reformed and Presbyterian World, tout en assurant la publication mensuelle du nouveau Perspectives réformées pour les éditions anglaise, française et alémanique et, depuis 1970, espagnole. Lui succédèrent Lewis Wilkins, de l'Église presbytérienne des États-Unis (1965-1968), et Fred Kaan de l'Église Congrégationaliste d'Angleterre et du pays de Galles (1968-1970).3

En 1970, à l'Assemblée générale constitutive à Nairobi, le Département de coopération et témoignage reprenait le Secrétariat pour l'information et le Département du travail des femmes. Il n'y eut que des petits changements à l'époque, mais un résultat indésirable, comme il fut reconnu plus tard, fut le déclin du travail de communication de l'Alliance.

«L'Alliance dans les années 1990» affirma que le travail du Département de coopération et témoignage était de deux sortes: (a) information et publication et (b) contact, coopération et soutien mutuel. Les capacités requises pour chacun étaient différentes. Réunies, elles excédaient les capacités d'un seul secrétaire exécutif. Pour rendre justice aux deux domaines, deux secrétaires à plein temps seraient requis.4

La 22ème Assemblée générale accepta cet argument. En 1991, le Comité exécutif accepta «de recruter une personne détachée par son Église pour la communication». En 1993, le Comité nomma Páraic Réamonn, de l'Église Écossaise, comme Responsable de la communication. Il commença son travail en septembre de la même année. De 1993 à 1996, le financement de ce poste fut assuré par l'Église Écossaise et l'Église évangélique et réformée de Bavière et d'Allemagne du Nord-Ouest. Plus tard, l'Église Écossaise renouvela son engagement pour une deuxième période de trois ans, de 1996 à 1999, et l'Église de Lippe assura son support pour deux de ces trois années, de 1996 à 1998.

Les années de Séoul à Debrecen peuvent être divisées en deux périodes équivalentes: de 1989 à 1993, quand les communications demeuraient l'une des nombreuses responsabilités des Secrétaires du Département de coopération et témoignage (Jill Schaeffer, Sarah Stephens), et de 1993 à 1997, lorsqu'elles devinrent la seule responsabilité du nouveau Responsable de la communication. Malgré ce changement, on peut reconnaître une continuité certaine dans le travail de communication de l'Alliance tout au long de cette période.

Publications de l'ARM

En novembre 1988, un petit comité ad hoc se réunit pour réaliser une analyse complète des publications de l'ARM et définir une stratégie cohérente de publication. Pour préparer cette rencontre, Jan van Cappelleveen de la Nederlands Bijbelgenootschap rédigea une critique détaillée de toutes les publications de l'ARM. Le «document de travail» du dit comité fut distribué à la 22ème Assemblée générale, qui disposait aussi du chapitre sur les publications dans le document principal D'Ottawa à Séoul, qui retraçait les réalisations des sept années précédentes.

Le comité ad hoc identifia quatre objectifs pour sa stratégie de publication:

  • présenter une image crédible de l'ARM dans le monde entier
  • informer les Églises membres et toute personne intéressée sur les activités de l'ARM et de ses Églises membres
  • créer une solidarité entre les Églises membres, et
  • fournir à l'ARM une mémoire (archives).

Ces objectifs décrivent ce que l'ARM a essayé de faire à travers ses publications depuis Séoul.

La 22ème Assemblée générale s'accorda pour interrompre Perspectives réformées qui traversait des temps difficiles. A partir de 1988, il fut publié uniquement trimestriellement et il ne pouvait plus être considéré comme un «service de presse» au sens strict du terme. Il serait remplacé par des communiqués de presse émis selon les besoins. Le format et le contenu de Reformed World - la plus ancienne publication de l'ARM dont l'histoire remonte à 1886 - allaient radicalement changer pour présenter un «portrait de famille» de l'Alliance. Reformed World publierait des articles concernant les programmes et les questions des Églises membres qui seraient écrits le plus souvent par des personnes extérieures au secrétariat et qui seraient repris ou traduits dans les bulletins, périodiques ou magazines des Églises membres. La série de livres, Études de l'Alliance réformée mondiale, continuerait d'exister en tant que série unique, publiée en grande partie en anglais.

L'histoire des deux années qui ont suivi est celle d'arrières-pensées. Il fut alors décidé que la présentation du «portrait de famille» incomberait, non pas à Reformed World, mais à un bulletin, appelé Update, publié en quatre langues (anglais, français, allemand et espagnol). Dans son rapport au comité exécutif en 1990, Jill Schaeffer disait qu'une année sans Perspectives réformées avait «démontré la nécessité de sa résurrection, mais en se concentrant totalement sur le travail de l'ARM dans son ensemble, avec quelques titres sur les Églises.5 La création d' Update permit à Reformed World de traiter des intérêts de l'Alliance et de ses membres d'une manière plus analytique; et en octobre 1990 il a été décidé que le journal adopterait une approche mono-thématique. Le premier numéro d'Update fut publié en 1991 et Reformed World, dans sa forme révisée, avec un thème par numéro, commença à paraître la même année.

Sarah Stephens résuma ainsi l'évolution: «Le bulletin partagera des sujets d'intérêt des Églises membres, les rapports sur les activités des assemblées régionales de l'ARM et tiendra au courant tout le monde sur les projets immédiats de l'ARM... Reformed World se concentre sur un thème par numéro avec des articles d'auteurs différents qui reflètent la diversité de la communauté de l'ARM. Il a une orientation plus académique, bien que parmi ses lecteurs on retrouve aussi bien des laïques, des pasteurs, des responsables d'Église et des intellectuels. Son but est d'éduquer et de stimuler la discussion.»6

Update

Le nouveau bulletin parut pour la première fois en été 1991 dans une unique édition en anglais. En 1992, il commença à paraître en anglais, français, allemand et espagnol; deux numéros furent publiés. Depuis 1993 le bulletin est publié dans les quatre langues sur la base trimestrielle que nous connaissons actuellement.

Update concrétise plusieurs rêves. Selon le voeux de Jan van Cappelleveen, il permet au Secrétaire général de parler directement et régulièrement aux Églises membres. Tel que Jill Schaefer l'avait envisagé, il se concentre totalement sur l'ARM et tous ceux qui la constituent. Enfin, tel que Sarah Stephens le voulait, il couvre la totalité des activités de l'ARM. Les principes éditoriaux suggérés par le Comité exécutif réuni à Stockholm en 1993 résument succinctement ce qu'on a essayé, avec un certain degré de réussite, de faire: refléter la gamme entière des domaines de travail de l'ARM, inclure les contributions qui rendent compte de la vie tant au niveau de la base qu'au siège à Genève, réserver au moins une page pour les actualités des Églises membres.

Reformed World

Le nouveau Reformed World, sous sa forme thématique, est paru pour la première fois en mars 1991. Les différents numéros ont ainsi traité de la foi et l'économie, de la responsabilité politique chrétienne, des réfugiés, du fondamentalisme, de la mission dans l'unité, de la tradition réformé et des femmes, de l'identité réformée, de la «Première Réforme», de la justice, du renouveau de l'Église, de la création et la justice, et enfin de la démocratie et des droits de la personne humaine. En 1995, il y a eu un «numéro double en deux parties» dédié à la collaboration entre femmes et hommes, et un second «numéro double en deux parties» qui présentait le thème principal et les thèmes secondaires de la 23ème Assemblée générale. Les publications de 1996 ont vu traités les sujets de l'Evangile et les cultures, de la jeunesse, de la foi réformée et la justice économique, et enfin de l'Alliance au-delà de 1997. Les deux premiers numéros de 1997 ont été dédiés aux thèmes de la 23ème Assemblée générale; il est en outre prévu que ceux de septembre et décembre verront la publication de documents issus de l'Assemblée générale, ou de réflexion sur cette réunion.

Le Comité exécutif de 1994 appuya la déclaration d'objectifs suivante:

  • Reformed World devrait être «académique» selon les bonnes acceptions du terme. Ses argumentations devraient pouvoir résister à tout examen critique. Il devrait être édité avec une attention particulière au style et à la langue, ainsi qu'à la précision de ses références et citations.

  • Reformed World ne devrait pas être «académique» dans l'acception abstraite du terme, mais devrait se maintenir étroitement lié à la vie de l'ARM et de ses Églises membres.

  • Son contenu devrait refléter la gamme entière des domaines de travail de l'ARM et non pas seulement les aspects théologiques.

Études de l'Alliance réformée mondiale

Depuis 1989 ont été publiés les volumes suivants:

16 The Presbyterian Church of Mizoram: The testimony of a self-supporting, self-governing and self-propagating church; 1989 (anglais)

17 Sanctuary and Asylum: A handbook for commitment; 1990 (anglais)

18 «Walk, my Sister» - The ordination of women: Reformed perspectives; 1993 (anglais)

19 Rights of Future Generations, Rights of Nature; 1990 (anglais)

20 Church Identity between Repression and Liberation: The Presbyterian Church in Guatemala; 1991 (anglais)

21 Towards a Common Understanding of the Church: Reformed/Roman Catholic dialogue, 2nd phase; 1991 (anglais-espagnol)

22 Eldership in the Reformed Churches Today; 1991 (anglais-arabe)

23 Christian Community in a Changing Society; 1991 (anglais)

24 Bilateral Dialogues; 1993 (anglais)

25 Farewell to Apartheid? Chuch Relations in South Africa; 1994 (anglais)

26 Christian Fundamentalism Today; 1994 (anglais)

27 New Wine: The challenge of the emerging ecclesiologies to church renewal; 1994 (anglais)

28 La Collaboration dans la mission de Dieu dans l'Afrique d'aujourd'hui (en anglais: Partnership in God's Mission in Africa Today; 1994)

29 Islam in Africa: Perspectives of Christian-Muslim Relations; 1995 (anglais)

30 Towards a Renewed Dialogue: The first and second Reformations; 1996 (anglais)

31 Partnership in God's Mission in Asia and the Pacific; 1996 (anglais)

32 The Palm Tree: A Symbol of Committment to Justice; 1996 (anglais-allemand-hongrois)

33 Briser les chaînes de l'Injustice: documents d'étude pour la 23ème Assemblée générale; 1997

34 Stand Firm and Take Action: A Festschrift for Milan Opocensky 1996 (anglais)

35 Gospel and Cultures: Reformed perspectives; 1996 (anglais)

Autres publications

Publications dans la période de Séoul à Debrecen:

Herbert Ehnes, Die Beziehungen zwischen Staat und Kirche in Europa; 1991 (allemand)

Edmond Perret, ed., General Index: World Alliance of Reformed Churches, 1875-1992; (anglais)

Colin E. Gunton, Páraic Réamonn and Alan P.F. Sell, eds., The Church in the Reformed Tradition; 1995 (anglais)

Hartmut Lucke, ed., Hope and Renewal in Times of Change: Keynote adresses and Workshop Papers from the European Area Council; 1997 (anglais).

Nouvelles oecuméniques internationales (ENI)

Si d'un côté le Service de presse réformé a été remplacé par Update, de l'autre, il l'a été par les Nouvelles oecuméniques internationales (ENI). Le lancement de l'ENI, en septembre 1994 fut la réalisation d'un vieux rêve oecuménique.

En 1990, après plusieurs années de discussion, l'ARM, de concert avec le Conseil oecuménique des Églises (COE), la Fédération luthérienne mondiale (FLM) et la Conférence des Églises européennes (CEC), approuva la création d'un nouveau service de nouvelles oecuméniques.

Le but était de créer une plus grande compréhension du travail de l'Église et du mouvement oecuménique à travers la diffusion régulière de nouvelles concernant les événements et les tendances à l'intérieur du mouvement de l'Église, ainsi que des sujets inscrits à son ordre du jour. La proposition est née de la conviction que le fait de collaborer dans un service d'information oecuménique devrait augmenter l'efficacité et élargira la portée et les sources des nouvelles oecuméniques et des informations. Le nouveau service, de plus, mettrait l'accent davantage sur la dissémination électronique des nouvelles.

Lorsqu'il apparut évident, vu le manque de fonds, que les embauches initialement prévues ne pourraient avoir lieu dans l'immédiat, il fut décidé d'un commun accord que, dans un premier temps, le service des nouvelles du Conseil oecuménique des Églises (EPS et SOEPI) serait réorganisé de telle façon qu'il se rapproche le plus possible des buts fixés pour le service oecuménique de nouvelles. Le Conseil oecuménique des Églises, en consultation avec les trois autres organisations bailleurs de fonds, nomma deux rédacteurs. Ceux-ci se mirent au travail au début de 1994. Le service oecuménique de nouvelles - Nouvelles oecuméniques internationales (ENI) - commença formellement ses activités en septembre 1994.

Le Comité exécutif de l'ARM accepta, en 1993, d'allouer 1,5% du budget opérationnel de l'Alliance à l'ENI. Cet engagement est indéfini dans le temps, mais fut réaffirmé en 1996. De leur côté, les trois autres organisations ont aussi renouvelé leur engagement. L'ENI se trouve ainsi dans la relativement heureuse position de savoir que, jusqu'à 1999, il disposera du même niveau de financement.

Le Comité exécutif, en 1996, décida aussi que 1999 - cinq ans après le lancement de l'ENI - serait le bon moment pour évaluer le travail accompli. La Fédération luthérienne mondiale aussi a demandé une évaluation en 1999. Les trois sponsors devraient peut-être effectuer l'évaluation ensemble.

État d'avancement

Actuellement, l'ENI est en train de s'affirmer comme la principale source, non-confessionnelle, de nouvelles religieuses. Il est largement utilisé par la presse et les médias des Églises du monde entier; l'intérêt des médias profanes est croissant. Les réactions ont été positives de la part de dirigeants d'Églises ainsi que d'autres responsables, ce qui indique que l'ENI est utilisé comme source majeure d'informations.

L'ENI a créé un réseau de correspondants à temps partiel qui remplissent les conditions suivantes: abilité dans l'écriture, connaissances de base des affaires religieuses et d'Église, volonté d'écrire sur une base irrégulière et promptitude dans l'écriture. Une grande partie des articles sont rédigés en anglais, mais l'ENI utilise aussi des textes rédigés en français et traduit des articles écrits en italien, espagnol et allemand. L'ENI encourage les correspondants à utiliser les moyens modernes de communication et reçoit un nombre croissant d'écrits par courrier électronique.

Le lancement de l'ENI a coïncidé avec l'explosion d'intérêt et d'utilisation d'Internet et du World Wide Web pour la dissémination de nouvelles (y compris les nouvelles concernant l'Église et l'oecuménisme). Avec un ordinateur, un modem et une connexion Internet, aujourd'hui, chacun peut établir son agence de presse personnelle. Ceci renforce la position de l'ENI en tant que source étendue et fiable pour les responsables de la communication et les dirigeants d'Églises.

L'ENI fournit les produits suivants:

a.Un service quotidien de nouvelles (en anglais et français) transmis par courrier électronique ou fax, adressé aux médias liés à l'Église ou laïques, aux professionnels de la communication de l'Église et à d'autres dans les organisations d'Églises;

b.Un bulletin imprimé (en anglais et français), publié toutes les deux semaines, qui englobe les articles du service quotidien de nouvelles ainsi qu'une documentation additionnelle et des articles de fond et de manchette;

c.Un résumé de nouvelles quotidien, actuellement produit seulement en anglais et distribué gratuitement par courrier électronique.

La présence de l'ENI sur le World Wide Web est croissante. Celle-ci comprend son résumé quotidien, des informations concernant les souscriptions, et un espace pour des événements particuliers tel que la 23ème Assemblée générale. On espère pouvoir élargir ce service Web pour qu'il inclue un service de recherche des articles de l'ENI de telle sorte que cela devienne une source de référence de valeur.

Un conseil consultatif, formé par les quatre organisations partenaires, se réunit une ou deux fois par an et transmet un rapport aux secrétaires généraux des quatre organisations. Un comité de direction, composé par les secrétaires de la communication des quatre organisations, se réunit plus fréquemment.

Questions à l'ordre du jour

Le rapport du conseil intérimaire de 1991 affirma que l'équipe minimum requise pour le service oecuménique de nouvelles devait être composé de quatre journalistes et deux assistants; ceci n'a pas été ressenti comme la solution idéale. Actuellement le personnel de l'ENI comprend: deux éditeurs, Stephen Brown (Royaume-Uni) et Edmund Doogue (Australie), une assistante d'édition et traductrice, Danielle Chaperon, qui est responsable du service en langue française, ainsi qu'une assistant administrative, Désirée de Rycke. Ceci est considérablement plus restreint que ce qui avait été envisagé à l'origine et charge d'un lourd fardeau le personnel qui doit faire face à un double défi: maintenir le service actuel de l'ENI tout en assurant sa consolidation, son développement et son expansion. Compte tenu des contraintes financières auxquelles sont confrontées les organisations qui financent le projet, il est évidemment difficile d'augmenter cette équipe; mais ceci reste néanmoins une priorité.

L'ENI coopère activement avec l'Agence de nouvelles d'Amérique latine et des Caraïbes. Il existe un accord prévoyant que l'ENI peut utiliser ses articles en anglais et français, alors qu'elle peut retransmettre en espagnol les articles de l'ENI. Les plans concernant le développement d'un service limité en allemand n'ont pas encore porté de fruits.

Un certain nombre de Communions chrétiennes mondiales (CCM) ont manifesté leur intérêt. On espère pouvoir se rapprocher d'elles de façon plus méthodique dans le but de les encourager à devenir partenaires. (De nouveaux partenaires peuvent s'unir au groupe de sponsors à condition que leur demande soit approuvée par au moins 75% des sponsors actuels.)

Le statut actuel de l'ENI, à l'intérieur du bureau des communications du Conseil oecuménique des Églises, en tant que projet conjoint des organisations qui le financent, est volontairement provisoire. L'intention demeure celle de créer une agence de presse qui, tout en étant financée par des organisations oecuméniques et confessionnelles, soit institutionnellement et éditorialement indépendante, avec son propre conseil d'administration.

Le rôle de l'actuel Conseil consultatif fut clarifié en 1996. Une distinction fut faite entre la supervision administrative (Dienstaufsicht), qui actuellement est du ressort du Département de la communication du Conseil oecuménique des Églises et la supervision du travail lui-même de l'ENI (Fachaufsicht), dont la responsabilité revient au Conseil précité, même s'il fut souligné qu'aucune des deux formes de supervision pourrait limiter l'indépendance rédactionnelle des éditeurs. Il fut en outre convenu que le Président du Conseil devrait, inter alia, représenter l'ENI auprès des Secrétaires généraux des organisations sponsor, parler au nom du Conseil dans les périodes qui séparent les réunions de celui-ci et mener, de concert avec le Directeur de la Ccmmunication du Conseil oecuménique des Églises, l'évaluation de la performance annuelle des éditeurs de l'ENI.

Les développements qui ont suivi nous ont peut-être rapprochés du but d'indépendance institutionnelle recherché. Dans le cadre des discussions permanentes pour une Conception et vision communes du Conseil oecuménique des Églises (CUV), le Comité central de celui-ci, en 1996, autorisa son Secrétaire général à développer un nouveau programme et une nouvelle structure de direction pour l'organisation, ce qui devrait être fait pour le 1er janvier 1999.

Les récentes discussions à l'intérieur du groupe de direction de l'ENI ont amené à un consensus parmi les quatre organisations le parrainant sur le fait que, d'ici au 1er janvier 1999, l'ENI doive devenir progressivement plus autonome, tout en maintenant la participation des quatre parrains: un modèle possible pourrait être celui de la relation qui existe entre le Conseil oecuménique des Églises et la Fondation oecuménique pour l'aide aux Églises (ECLOF). Le Conseil consultatif, tout en relevant des quatre organisations, deviendrait un Conseil de Directeurs. Cette proposition doit être encore étudiée. Elle sera discutée dans les détails par le Conseil consultatif qui se réunira en novembre 1997 et sera ensuite portée devant le Comité exécutif de l'ARM en 1998.

En 1994, Milan Opocensky, accueillit la naissance de l'ENI en ces termes: «L'ENI sera un service de nouvelles, et c'est le plus important. Il n'aura pas à s'occuper des relations publiques des organisations qui le parrainent, mais à donner aux médias, avant tout aux médias laïques, un point de vue indépendant et critique sur les événements de la vie des Églises dans le monde entier. Naturellement, nous espérons qu'un bon nombre d'articles concerneront la famille des Églises réformées. Mais cela dépendra de leur action et de leur efficacité à répondre à l'appel à la justice et au témoignage fidèle lancé par Dieu.»

Telle reste notre vision.

Service d'information des Églises d'Afrique (SIÉA)

L'ENI n'a jamais été vu comme une entreprise isolée. Depuis le début, il fut envisagé comme une composante essentielle d'un projet plus large: la création d'un Réseau oecuménique de nouvelles (ENN), qui devrait permettre à l'Église toute entière de se parler et de s'adresser au monde extérieur, contribuant ainsi au redressement du désequilibre évident qui existe dans le monde de la communication.

L'ARM apporta sa modeste contribution à la création de ce qui était vu comme l'un des éléments de ce réseau: le Service d'information des Églises d'Afrique (SIÉA), un service d'information francophone des Églises d'Afrique, opérant sous l'égide de la Conférence des Églises de toute l'Afrique (CETA), basé à Lomé, Togo. L'ARM contribua au budget 1994 du SIÉA avec CHF 16'000 et à ceux de 1995 et 1996 avec CHF 8'000 respectivement.

La nouvelle agence n'a pas fourni le travail qu'on aurait souhaité. L'intention était que le SIÉA fournisse un service de nouvelles, en travaillant en collaboration avec son équivalent anglophone, le Africa Churches Information Service (ACIS). Aucun de ces deux buts n'a été atteint de manière satisfaisante.

En mai 1995, des représentants de la World Association of Christian Communication (WAAC), Brot für Alle, Evangelisches Missionswerk in Deutschland (EMW), la FLM et l'ARM se réunirent à Genève pour discuter de la collaboration future avec l'ACIS et le SIÉA en tant que partenaires ou agences donatrices. Ils entendirent un rapport inquiétant sur le SIÉA de la part du Secrétaire général de CETA, José Chipenda. Il relevèrent que «la réalisation du projet ne correspond pas à la stratégie antérieurement approuvé. Il (le SIÉA) était supposé devenir une agence de presse, travaillant en étroite collaboration avec l'ACIS et s'échangeant mutuellement les informations. Il est devenu une entité indépendante qui produit un bulletin mensuel.»

Des évaluations de l'ACIS et du SIÉA furent réalisées en automne 1996, et analysées par des représentants des organisations mentionnées ci-dessus en avril 1997. Leurs conclusions furent sévères. A propos de l'ACIS on peut lire:

«Nous affirmons la nécessité d'une agence de presse oecuménique pan-africaine qui jouisse de la confiance et du support actif de la part des Églises d'Afrique et qui fournisse des nouvelles et des analyses dans la perspective des Églises et des communautés de base d'Afrique qui luttent pour la liberté, la dignité et la justice. Quoi qu'il en soit, aujourd'hui nous croyons que malgré les efforts déployés par l'ACIS au cours des dernières dix-sept années, il n'a pas su répondre à ces besoins. Nous sommes forcés de tirer ces conclusions après une longue et étroite collaboration avec l'ACIS, compte tenu des conclusions des rapports d'évaluation de cette organisation ainsi que des manquements de l'ACIS à appliquer les recommandations faites par le passé.»

Ils demandèrent à l'ACIS de préparer un projet spécifique pour une nouvelle agence de presse pan-africaine, qui comprenne un service francophone, et qui sera discuté avec les partenaires et les agences donatrices lors d'un colloque qui se tiendra à Nairobi en novembre 1997.

A propos du SIÉA, ils affirmèrent:

«Nous affirmons la nécessité d'une agence de presse oecuménique de langue française faisant partie d'une agence plus large pan-africaine. Le SIÉA ne satisfait pas cette nécessité, malgré ces trois ans d'activité... A la lumière de l'évaluation et de nos discussions, ainsi que du manquement du SIÉA à accomplir son mandat, les organisations que nous représentons n'ont d'autre alternative que de cesser le financement à la fin de 1997. Nous espérons malgré cela qu'un service francophone sera intégré dans la nouvelle structure pan-africaine.»

L'Alliance n'est qu'un petit acteur dans cette pièce. Nos récentes contributions au SIÉA ne sont qu'une petite fraction des dons octroyés tout au long de ces années à l'ACIS et au SIÉA. Faisant partie des engagements pris envers nos Églises membres en Afrique, nous réaffirmons notre volonté de voir créé un service de presse des Églises d'Afrique efficace et, en particulier, une branche francophone efficace.

Communiquer et être entendu

Les enseignants parfois disent: «Je le leur avais enseigné, mais ils ne l'ont pas appris.» Les communicateurs parfois disent: «Je l'ai communiqué, mais personne ne l'a entendu.» Ces deux affirmations sont aussi sottes l'une que l'autre. L'Alliance a mis tous ses efforts dans les années 1990 pour améliorer la qualité de ses publications, mais peu importe leur niveau si elles ne sont pas lues.

Des exemplaires d'Update, de Reformed World, et de nos livres de la série Études de l'ARM sont envoyés à toutes les Églises membres ainsi qu'à environ 150 institutions théologiques liées à la famille réformée. La difficulté est de faire en sorte qu'elles aillent dans les mains d'un cercle plus étendu de lecteurs réformés. Nous avons pris des initiatives pour augmenter le nombre de souscriptions individuelles et institutionnelles, d'autres doivent être prises. Nous envoyons Update, dans la langue qu'il convient, à plus de 600 femmes qui font partie du réseau du PACT. Nous avons ajouté à la liste d'envois d'Update et Reformed World les participants à la 23ème Assemblée générale qui ne les recevaient pas jusqu'alors. Nous distribuons gratuitement un grand nombre de nos publications aux chrétiens réformés dans le Sud. Tout cela permet à l'Alliance d'atteindre, au-delà des offices centraux de ses Églises membres, une grande partie de la famille réformée. Mais il y a une limite à ce que nous pouvons faire depuis Genève, et une limite aussi à ce que nous pouvons distribuer grauitement.

Il y a également une limitation linguistique. La plus grande partie de nos publications sont en langue anglaise seulement, même si Update sort en anglais, français, espagnol et allemand et que quelques uns des livres dans la séries Études ont été publiés aussi dans d'autres langues. On retrouve de fréquentes références, dans les procès verbaux de la 22ème Assemblée Générale, aux Églises membres qui traduisent et réimpriment le matériel de l'ARM, mais pour l'instant ceci est arrivé de façon sporadique ou pas du tout.

A la fin de ce siècle, le défi majeur que doit affronter l'Alliance dans le domaine des communications est celui de trouver le moyen d'élargir le nombre de ses lecteurs et de diversifier les langues dans lesquelles les publications sont régulièrement distribuées. Les quatre langues traditionnelles de travail ne suffisent désormais plus; aujourd'hui nous devons aussi penser à l'indonésien, au coréen, et peut être aussi à d'autres langues telle que l'arabe, le chinois et le portugais. Ceci ne peut pas être fait par l'Alliance toute seule, mais en collaboration avec ses Églises membres et d'autres.

Le défi de communication, le plus récent, est posé par la technologie moderne. Nous avons besoin de maintenir et développer un site ARM sur le World Wide Web, avec des liaisons avec un nombre croissant d'Églises membres - et pas seulement dans le Nord - qui ont aussi une page Web.

Communication: Le futur

L'expérience depuis 1989 confirme l'opinion exprimée dans «L'Alliance dans les années 1990» selon laquelle la responsabilité pour les communications dans l'Alliance ne peut pas être assumée efficacement par un secrétaire exécutif s'il en a plusieurs autres à sa charge: c'est une tâche distincte qui requiert son propre personnel. L'ARM exprime sa gratitude à l'Église d'Écosse, l'Église évangélique et réformée de Bavière et Nord-Ouest Allemagne ainsi qu'à l'Église de Lippe qui ont permis la nomination d'un Responsable de la communication depuis 1993. Une des questions cruciales que l'Alliance doit affronter au-delà de 1997, est de savoir si le travail de la communication continue d'être vue comme essentielle et si oui, sous quelle forme un financement régulier, pour un poste aux communications, doit être alloué ou trouvé à l'extérieur.

 

  Notes

1 D'Ottawa à Séoul (Genève: ARM,1989), p.122.

2 Voir James E, Andrews, «Réminiscences sur l'histoire de l'ARM» dans Reformed World, vol.46, No..4 (Décembre 1996) p.154: «On m'avait demandé de passer une année à Genève pour travailler pour l'Alliance... J'avais accepté après une période convenable de prière et de jeûne (environ dix secondes, tel que je m'en souviens) et cette année au campus de Malagnou en devint deux, et je ne fus plus le même.» Les jubilés en question étaient le quatrième centenaire de la fondation de l'Académie de Calvin (qui est devenu l'Université de Genève) et les premiers synodes nationaux de l'Église réformée de France et de l'Église réformée d'Écosse.

3 En 1968 les bureaux du Conseil congrégationaliste international furent transférés de Londres à Genève et Kaan donna 20% de son temps au secrétariat général du CCI et 80% au secrétariat de l'information de l'ARM.

4 D'Ottawa à Séoul (Genève: ARM, 1989), pp.118ss.

5 Procès verbal Comité exécutif 1990, p.131.

6 Procès verbal Comité exécutif 1991, p.87.

 

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